Déconfinement du Bas-Saint-Laurent: Marc Parent fait cavalier seul

Barrage routier à La Pocatière

Le maire de Rimouski semble avancer à contre-sens en ce qui concerne le déconfinement du Bas-Saint-Laurent. Contrairement à plusieurs élus, Marc Parent est en faveur de la levée des contrôles routiers dans la région le 18 mai.

La population est aussi divisée sur le sujet. Une pétition demandant le maintien du barrage à La Pocatière a d’ailleurs cumulé près de 20 000 signatures.

Lors de son point de presse hebdomadaire, le maire Parent a réitéré sa confiance envers la direction de la santé publique et le gouvernement Legault quant à la gestion de la crise.

« Je ne serai pas un gérant d’estrade auprès de la direction de la santé publique. C’est l’autorité la mieux positionnée pour prendre des décisions. Il y a encore 10 jours à venir avant la fameuse date du 18 mai. Si la direction de la santé publique en vient à la conclusion qu’il doit y avoir des modifications, je suis persuadé qu’ils feront les modifications qui s’imposent. »

Marc Parent, maire de Rimouski

Marc Parent a appelé à la solidarité envers les régions plus touchées par la COVID-19. « J’ai une pensée pour les gens dans les régions chaudes qui vivent des moments difficiles. J’ai tendance à dire que les vrais amis c’est dans les moments les plus difficiles qu’on sait les reconnaître et le réflexe de vouloir s’isoler des zones chaudes n’envoie pas un message de solidarité. »

Il a tout de même mis en garde le premier ministre François Legault afin que ce dernier priorise la santé des Bas-Laurentiens plutôt que des intérêts économiques.

La TREMBSL est préoccupée

Avec la situation qui se dégrade à Montréal, la Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) est préoccupée quant au déconfinement de la région.

Le gouvernement a repoussé la réouverture des commerces et des écoles dans la grande région métropolitaine, mais maintient l'échéancier de la levée des contrôles routiers. La TREMBSL demande donc au gouvernement et à la Direction de la santé publique de faire preuve d'une « extrême prudence » en ce qui concerne la réouverture de la région.

Contrôle routier à La Pocatière.

Kariane Lavoie

Selon le président, Michel Lagacé, c'est grâce au faible nombre de cas déclarés au Bas-Saint-Laurent qu'une équipe de 15 professionnels de la santé du CISSS est en mesure de prêter main forte à Montréal. « La situation sanitaire privilégiée de notre région permet de dégager des ressources matérielles pour les secteurs où la pandémie fait le plus de ravages. Par contre, c'est évident que cette situation nous préoccupe, de même que nos citoyennes et citoyens. »

Michel Lagacé propose, par exemple, de permettre d'abord l'accès aux gens qui possèdent des résidences secondaires et que ces derniers se soumettent à une quarantaine volontaire de 14 jours.