Des conditions réunies pour une bonne saison des sucres au Bas-Saint-Laurent

érablière(iStock-MarcBruxelle)

Les producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie s’attendent à une bonne saison tant du côté de la production que de la vente.

Les importantes quantités de neige et le réchauffement graduel des températures qui est attendu laissent présager un bon printemps pour la récolte d’eau d’érable. C’est tout le contraire de l’an dernier, alors que la saison avait été « médiocre », selon le président des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, Justin Plourde.

« L’an dernier, on n’avait vraiment pas beaucoup de neige, les températures plus élevées étaient arrivées plus rapidement, donc la neige a fondu et ça a réchauffé le sol. On n’avait presque pas de gel la nuit, donc l’eau d’érable qui arrivait à l’érablière n’était pas sucrée. »

Avec les assouplissements aux mesures sanitaires, les entreprises pourront rouvrir leur cabane à sucre et servir des repas en salle après deux ans de fermeture et d’adaptation à servir, par exemple, des commandes en ligne. Ces producteurs sont heureux de retrouver leur clientèle et leur roulement normal, selon Justin Plourde.

Il explique cependant que d’autres ne rouvriront pas en raison de l’incertitude.

« Il y avait beaucoup d’incertitudes en janvier et février. Certains ont décidé de ne plus servir de repas, de faire uniquement du sirop en vrac ou de vendre des produits. Les impacts ont été majeurs. Pour notre région, la restauration en érablière n’est pas comme un restaurant ouvert à l’année. C’est beaucoup de préparation et le risque d’acheter beaucoup d’aliments et de ne pas pouvoir les utiliser si la santé publique ne donnait pas le feu vert était trop grand. »

Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie

Le temps des sucres devrait débuter autour du 20 mars au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. M. Plourde estime que les consommateurs seront au rendez-vous. « Je pense qu’on va avoir un bon engouement cette année étant donné que ça fait deux ans que les gens ne sont pas allés et on sait que le temps des sucres est une tradition pour beaucoup de familles québécoises. »

10 millions d’entailles seront en exploitation dans la région d’ici les deux à trois prochaines années.