Des délais trop longs à Immigration Canada pour les nouveaux arrivants

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, en chambre.

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques s’inquiète des délais de traitement des dossiers en immigration dans la région.

Maxime Blanchette-Joncas juge inacceptable que des travailleurs étrangers, qui pallient la rareté de main-d’œuvre et le vieillissement de la population, se butent à une bureaucratie trop lourde.

Chaque jour, au moins un cas d’immigration doit se rabattre sur le bureau de député pour tenter d’obtenir des informations, faute d’avoir obtenu des réponses après de longues attentes sur la ligne téléphonique d’Immigration Canada.

Une situation qui devient de plus en plus fréquente, selon Maxime Blanchette-Joncas.

« C’est une réelle problématique. Ces gens-là sont à bout de souffle et ils veulent des réponses. Ici, on devrait être la solution de dernier recours, et non être considéré comme un bureau d’immigration. C’est là qu’est le problème, on constate qu’il y a un manque de ressources à Immigration Canada. »

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

De plus en plus d’immigrants veulent s’installer au Bas-Saint-Laurent pour étudier, pour obtenir un statut de réfugié à Rimouski ou pour se trouver un emploi. « Ces gens qui veulent avoir de l’aide et s’intégrer, s’ils n’ont pas l’accompagnement nécessaire, ils vont se remettre en question et refuser de déposer une demande formelle avec Immigration Canada », craint le député bloquiste.

Afin d’améliorer la situation, il réclame davantage de ressources chez Immigration Canada et la création d’un poste d’ombudsman pour répondre aux plaintes et traiter des « ratés de ce système ».