Des élèves du Mistral élèvent leur voix contre l'intimidation

Jeune détresse - IStockphoto CR nixki

Les élèves de l’école du Mistral s’attaquent à l’intimidation en milieu scolaire par le biais de capsules vidéo de sensibilisation.

Trois capsules pensées et conçues par une trentaine d’élèves sur le genre, la cyberintimidation et la différence vestimentaire seront diffusées sur la page Facebook de COSMOSS de La Mitis ainsi qu’à la télévision communautaire de La Mitis.

« L’intimidation, je la voyais plus en secondaire un et deux, parce que ça se passait beaucoup au milieu de l’école. J’ai l’impression qu’avec la pandémie, les gens se sont beaucoup dirigés vers les réseaux sociaux. Par contre, les ressources sont beaucoup plus mises de l’avant et les gens mettent plus leur pied à terre. Malheureusement, c’est toujours présent, mais je pense que les victimes en parlent plus, sont plus ouvertes, reçoivent plus de soutien. »

Alyss-Ann Pelletier, élève de 5e secondaire

Son collègue de classe, Brian Dubé, joue dans les trois capsules. Il abonde dans le même sens. Maintenant en 5e secondaire, il remarque que l’enjeu était d’autant plus présent au premier cycle. « En secondaire un et deux, les élèves sont plus à la recherche d’eux-mêmes, ne savent pas trop comment s’y prendre et souvent la ligne est mince entre l’intimidation et la taquinerie. »

À l’aide de leur enseignant Alexandre Lavoie, ils ont réalisé les capsules qui proposent également un geste de résolution. « Quand tu réagis à l’intimidateur, c’est là que tu lui donnes un pouvoir, estime-t-il. Pour éviter de donner ce pouvoir, une des solutions, selon moi, c’est de renforcer l’estime de soi qui fait en sorte que tu n’as plus besoin du regard de l’autre pour te définir parce que tu acceptes tes qualités autant que tes défauts. »

Les capsules dirigent ensuite les élèves vers des ressources d’aide. Selon Lise Beaulieu d’Équijustice de l’Est, il est important de dénoncer les gestes d’intimidation. « Le message qu’il faut retenir, c’est lorsque tu es victime, trouve-toi une personne de confiance, ça peut être un professeur, un ami, un parent, le message c’est d’en parler, de le dénoncer. Il ne faut pas rester avec ce problème-là.