Des élus dénoncent le manque de transparence en politique municipale

Séance ordinaire du conseil municipal à Rimouski

50 élus et ex-élus municipaux de la province, dont la conseillère du district du Bic, Virginie Proulx, se sont réunis à Québec pour demander des débats publics dans les municipalités.

Ils dénoncent le manque de transparence de certaines municipalités, dont l’essentiel des discussions et des débats sur des sujets publics se déroule à huis clos.

Rappelons que Virginie Proulx est elle-même exclue des séances plénières du conseil municipal de Rimouski depuis le 11 mai dernier.

Elle estime que des délibérations à huis clos tendent à instaurer un climat de travail propice à l’intimidation et empêche les citoyens de participer à la vie démocratique, causant un cynisme et un désintéressement de ces derniers face à la politique municipale. Selon elle, les séances du conseil deviennent des « mises en scène répétées à l’avance ».

La conseillère du Bic rappelle que les comités pléniers à huis clos sont interdits en Ontario depuis plusieurs années, hormis certaines exceptions.

Les élus ont signé une lettre à l’intention de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, afin de lui demander de s’inspirer de l’Ontario et d'appliquer une recommandation de la Commission Charbonneau, et ce, avant les prochaines élections municipales. Cette dernière suggère au gouvernement de mettre en place des mesures concrètes afin de limiter les délibérations à huis clos dans les municipalités du Québec.

Les maires de Sainte-Flavie et Sainte-Luce, Jean-François Fortin et Maïté Blanchette-Vézina ont également signé la lettre.

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