Deux agents correctionnels arrêtés pour trafic de drogues à Rimouski

Palais de justice temporaire Moreau

L'un des agents correctionnels arrêtés, samedi dernier, pour trafic de stupéfiants à la prison de Rimouski, Pierre-Yves Albert, a été remis en liberté au terme de son enquête sous caution mercredi matin au palais de justice de Rimouski.

Sa caution est de 10 000 $ et il doit se soumettre à plusieurs conditions établies par le juge Denis Paradis. Parmi celles-ci, faire preuve de bonne conduite, subir une évaluation en toxicomanie, ne pas posséder d'armes ni consommer ou posséder d'alcool ou de drogues et ne pas entrer en contact avec Marc-Antoine Demers, le deuxième agent correctionnel accusé dans ce dossier. Il sera de retour en cour pour l'orientation de son dossier le 7 octobre.

« La peine maximale prévue à la Loi sur les drogues et autres substances est l’emprisonnement à perpétuité. Si on est en mesure de prouver qu’il y a eu du trafic ou des possessions aux fins de faire du trafic à l'intérieur des murs de la détention, la peine minimale est de deux ans. »

Me Normand Morneau-Deschênes, procureur de la Couronne

Me Normand Morneau-Deschênes, procureur de la Couronne

Me Normand Morneau-Deschênes, procureur de la Couronne | Photo Martin Brassard, journaliste Bell Média

Rappelons que Pierre-Yves Albert et Marc-Antoine Demers ont été accusés formellement de possession de drogues en vue d'en faire le trafic mardi après-midi au palais de justice de Rimouski.

Des perquisitions exécutées au domicile des deux agents âgés de 30 et 26 ans ont permis la saisie de près de 135 comprimés de méthamphétamine, environ 285 grammes de résine de cannabis ainsi que près de 15 grammes de cannabis en vrac.

Marc-Antoine Demers et Pierre-Yves Albert, deux agents correctionnels de la prison de Rimouski ont comparu pour des accusations relativement à une affaire de drogue.

Marc-Antoine Demers et Pierre-Yves Albert | Photo Gracieuseté Facebook

L'enquête sous caution de Marc-Antoine Demers est prévue jeudi. Il est également accusé d'avoir eu en sa possession une arme prohibée non autorisée, soit un poing américain.

Les Service correctionnels du ministère de la Sécurité publique disent collaborer à l'enquête policière, mais n'émettront aucun commentaire.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média