Du financement pour éviter les ruptures en obstétrique

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Le CISSS du Bas-Saint-Laurent reçoit 700 000 $ pour soutenir la main-d’œuvre infirmière en obstétrique.

Ce montant provient d’une enveloppe de 4,2 M$ annoncée mardi par le ministre délégué à la santé et aux services sociaux, Lionel Carman, afin d’améliorer la couverture de services en obstétrique dans la province.

L’octroi se décline en deux volets. D’une part, il servira à déployer un réseau d’infirmières de dépannage pour répondre aux besoins en cas de manque ponctuel de ressources ou pour prévenir les situations de découverture.

L’hôpital de Matane a connu trois ruptures de services en obstétrique depuis le début de l’année en raison d’un manque de personnel infirmier, dont une majeure qui s’est étendue sur presque tout le mois de juin. « On a vécu les ruptures en obstétrique dans notre région, indique le président-directeur général adjoint au CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho. Il y avait un souci d’apporter une solution qui vient répondre à l’enjeu au moment où on a des ruptures. »

D’autre part, les sommes permettront de financer 25 postes d’infirmières cliniciennes avec des fonctions de mentorat en obstétrique, dont 7 au Bas-Saint-Laurent. « Ce sont des ressources infirmières qui vont servir à l’application des bonnes pratiques en cliniques et qui vont venir supporter les services en obstétriques », explique le Dr Carvalho.

Selon lui, cette deuxième solution permettra d’assurer une meilleure autonomie au sein des équipes.

« Le CISSS du Bas-Saint-Laurent va se servir des fonds orientés au niveau des monitrices cliniques pour favoriser l’autonomie de nos services en obstétrique dans la région, donc d’avoir à recourir le moins possible, ou idéalement pas du tout, à ce mécanisme de dépannage qui vient d’être annoncé. »

Dr Jean-Christophe Carvalho, PDG adjoint au CISSS du Bas-Saint-Laurent

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