F.-A. Gauthier: la vérificatrice générale n'est pas tendre à l'endroit de la STQ

La vérificatrice générale blâme sévèrement la Société des traversiers du Québec (STQ) pour le fiasco du F.-A. Gauthier.

La vérificatrice générale blâme sévèrement la Société des traversiers du Québec (STQ) pour le fiasco du F.-A. Gauthier.

Dans son rapport de 52 pages déposé jeudi matin à l'Assemblée nationale, Guylaine Leclerc conclut que la STQ n'avait pas toutes les compétences pour mener à bien ce projet.

Selon elle, le processus de sélection du chantier naval Fincantieri n'était pas conforme aux pratiques de l'industrie. Par exemple, parmi les 16 entreprises identifiées par la STQ, trois ont fait une offre de prix et une seule a été certifiée conforme.

Madame Leclerc ajoute que l'équipe déployée par la société d'État en Italie n'était pas suffisamment nombreuse et apte à surveiller un chantier maritime d'une telle ampleur.

La vérificatrice générale blâme sévèrement la Société des traversiers du Québec (STQ) pour le fiasco du F.-A. Gauthier.

Courtoisie. | Le traversier F.-A. Gauthier lors de sa construction au chantier naval Fincantieri en Italie.

La VG souligne aussi l'absence de compensations financières pour 54 défauts jugés non corrigibles par le constructeur et ayant eu des impacts importants sur la qualité, l'efficacité et la sécurité du navire.

Rappelons qu'en 2018, un bris des propulseurs a entraîné la mise hors service du F.-A. Gauhtier pendant 13 mois et une facture de 22,2 millions de dollars. À cela s'ajoute les 170,2 millions de dollars investis pour l'acquisition du traversier.

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