Fermeture temporaire des soins intensifs à l’hôpital de Matane

Hopital ISTOCK SUDOK1

Les trois lits aux soins intensifs de l’hôpital de Matane seront fermés pour l’été en raison d’un manque de personnel important.

Du 5 juillet au 7 septembre, les usagers dont la condition médicale nécessite des services aux soins intensifs devront être transférés vers l’hôpital de Rimouski ou d’Amqui.

Selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent, environ 50 % du personnel habituel sera absent en raison de vacances, de congé de maladie ou de congé de maternité. À cela s’ajoutent quatre postes vacants qui n’ont pas été pourvus.

« Si on considère le nombre de personnes absentes, 6 sur une équipe de 28 le sont pour des congés de maternité, indique le président-directeur général adjoint au CISSS du Bas-Saint-Laurent, le Dr Jean-Christophe Carvalho. On a aussi des vacances pour la période estivale. Dans la dernière année et demie, avec la pandémie, le personnel a mis les bouchées doubles et il a besoin, de manière humaine et légitime, d’un peu de vacances. »

Il mentionne que toutes les options ont été envisagées avant d’en arriver à cette solution, qui permet néanmoins les services d’urgence dans La Matanie.

Si les ruptures de services sont fréquentes à l’hôpital de Matane, le manque de ressources se fait sentir ailleurs au Québec.

« Par le passé, quand on s’adressait aux agences de placement pour des ressources de l’extérieur, on réussissait à en trouver un peu plus facilement. Cet été, il semble y avoir des enjeux de ressources humaines dans beaucoup d’urgences au Québec ce qui fait en sorte qu’on se partage le même nombre de ressources et que les remplacements sont plus difficiles à obtenir. »

Dr Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général adjoint au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le Dr Carvalho admet que bien que des solutions aient été mises en place dans les urgences plus fragiles de la région, il suffirait d’une ou de deux absences non planifiées pour qu’une situation semblable à celle de Matane se produise.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Noovo Info