François Legault rejette la demande pour une salle d’hémodynamie à Rimouski

Centre hospitalier régional de Rimouski

Le Centre hospitalier régional de Rimouski n’obtiendra finalement pas sa salle d’hémodynamie. Tout juste avant de déposer une pétition signée par 2 334 résidents de la région qui réclament un tel service, le député de Rimouski, Harold LeBel, a reçu une réponse négative de la part du premier ministre.

Dans une lettre, François Legault indique que l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec est l’un des meilleurs centres au Canada et qu’il est préférable pour la population du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie de continuer à y recevoir des services d’hémodynamie.

Harold LeBel ne cache pas sa déception devant le refus du premier ministre qu’il qualifie d’expéditif.

« Le premier ministre aurait pu prendre le temps de nous rencontrer. Avec la pandémie, on peut comprendre qu’il avait d’autres chats à fouetter, mais on aurait pu attendre. »

Harold LeBel, député de Rimouski

Le député péquiste indique qu’il aurait souhaité discuter de ce dossier avec François Legault afin de lui exposer ses arguments, comme il l'avait fait avec la ministre de la Santé, Danielle McCann. Cette dernière avait pourtant fait preuve d'ouverture il y a un an. Harold LeBel constate toutefois qu'il y a un fort lobby au ministère qui s'oppose au projet.

« On a une équipe qui a fait du bon travail, on a des arguments et on a la littérature pour les appuyer, souligne-t-il. On sent qu’il y a un fort lobby centralisateur à Québec qui est contre le projet d’hémodynamie en région. Le premier ministre a répété les arguments de son ministère, mais on est capable de les contre argumenter. »

Harold LeBel, député de Rimouski

Harold LeBel, député de Rimouski | Photo Maude parent, journaliste Bell Média

Harold LeBel ne compte toutefois pas baisser les bras. Il maintient que ce service de proximité permettrait de mieux soigner les résidents du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie victimes d’un infarctus.

Il devra maintenant trouver un nouveau plan pour porter le projet au gouvernement. Le député de Rimouski compte faire part de sa déception au premier ministre. « C’est un dossier difficile à mener contre cette grande volonté de centralisation à Québec, mais on va continuer à se battre. Je regarde la pétition et je vois les 2000 signataires. Il ne faut pas les laisser tomber.