Hausse marquée de la subvention de Québec à la STQ

F.A Gauthier janvier 2020 (2)

Le gouvernement du Québec a versé une subvention annuelle de 205 M$ à la Société des traversiers du Québec (STQ) pour l’année financière 2019-2020. Il s’agit d’une augmentation de 61 %.

Ce montant comprend une aide financière spéciale non récurrente de 43 M$ qui a permis à la STQ d’effacer un déficit du même montant.

Ce déficit est en majorité attribuable aux dépenses reliées à la saga du F.-A.-Gauthier.

Les contribuables québécois ont dû essuyer une facture de 25 M$.

Ce montant inclut les nombreux travaux qui se sont enchaîné, mais aussi les solutions de remplacement comme les navires qui sont venus en renfort à la traverse Matane–Côte-Nord, la liaison aérienne et l’achat de l’Apollo. Ces dépenses étaient « justifiables » selon le porte-parole de la société d’État, Alexandre Lavoie.

L’achat du Saaremaa au coût de 45 M$ est exclu du calcul puisque la STQ avait déjà comme objectif de faire l’acquisition d’un navire de relève.

L’augmentation de la subvention gouvernementale s’explique aussi par la hausse de la valeur des actifs. « La flotte vaut plus chère, au même titre que les taxes d’une maison augmentent lorsqu’elle prend de la valeur », explique Alexandre Lavoie.

La pandémie affecte les effectifs

La COVID-19 a son lot d’impacts sur la société d’État qui fait face à un manque de main-d’œuvre.

Le manque de personnel navigant breveté a forcé la STQ à diminuer son offre de services comme c’est le cas à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout.

Plusieurs membres des équipages sont en isolement, d’autres ne rentrent pas travailler puisqu’ils sont âgés de 70 ans et plus ou sont à risque en raison de problèmes de santé.

« On a condensé nos services pour s’assurer d’avoir le personnel navigant breveté à des heures où le service est crucial. Avec les annonces de déconfinement, on travaille actuellement sur un plan vers un retour graduel du service. »

Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ

Avec la collaboration de Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média.

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