Jour 2 du contre-interrogatoire de Patrick Chénard au palais de justice de Rimouski

Palais de justice de Rimouski en hiver

La Couronne procède à la deuxième journée du contre-interrogatoire du kinésiologue et massothérapeute rimouskois Patrick Chénard mardi au palais de justice de Rimouski.

L’homme de 29 ans fait face à 11 chefs d’accusations d’agressions sexuelles sur autant de présumées victimes, dont certaines étaient d’âge mineur au moment des faits allégués.

Plus tôt mardi matin, le procureur de la Couronne, Me Normand Morneau-Deschênes, a questionné l’accusé sur l’absence de clients masculins traités dans le cadre de massages de détente visant à évaluer la musique.

L’homme a répondu qu’il y avait un homme inscrit au départ, mais qu’il a été exclu de l’étude après avoir participé à une seule séance sur trois.

Le procureur a par la suite fait jouer un extrait de l’interrogatoire mené par la police suite à son arrestation, où Patrick Chénard mentionne qu’il a lancé une invitation à un ou deux hommes, mais que seules des femmes ont pris part à ses séances.

Concernant une plaignante que l’accusé a invitée à Québec pendant un week-end, Patrick Chénard a affirmé lui avoir fait des avances uniquement pour confirmer si elle avait un intérêt pour lui. Me Morneau-Deschênes lit des échanges par texto où l’accusé invite la femme à différents rendez-vous galants et où il la complimente. Le procureur demande si toutes ses avances n’étaient que des mensonges, ce à quoi le massothérapeute répond oui. Il ajoute ne jamais avoir eu l’intention de faire des activités avec elle, mais refuse d’utiliser le terme manipulation tel que suggéré par la Couronne.

Le contre-interrogatoire se poursuit devant le juge Jules Berthelot au Palais de Justice de Rimouski.

Avec la collaboration de Maude Parent, journaliste Bell Média

 

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