L'argent c'est bien, les touristes, ce serait encore bien mieux

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Le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Lévesque, accueille à bras ouverts l'aide financière annoncée mercredi par Québec pour soutenir l'industrie touristique.

La ministre Caroline Proulx a annoncé un soutien de 65,5 M$ pour les entreprises touristiques de la province, dont 38 M$ seront réservés au secteur de l'hébergement, qui est durement touché depuis le début de la pandémie.

Selon Pierre Lévesque, environ 150 entreprises du Bas-Saint-Laurent pourront en bénéficier. Elles devront répondre à plusieurs critères pour obtenir leur part, notamment enregistrer une baisse de revenus de 30 % pendant deux trimestres.

« Bien qu'on ait eu un été intéressant au Bas-Saint-Laurent, la fin a été très abrupte à l'automne. Les zones rouges, orange et jaunes ont fait en sorte que les gens ont cessé de se déplacer vers notre région. Le printemps a été catastrophique pour notre industrie et elle a besoin d'aide pour passer au travers de l'hiver. »

Pierre Lévesque, directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent

Il déplore tout de même que le secteur de la restauration soit encore oublié. D'après M. Lévesque, les restaurateurs en zone rouge ont accès à certaines aides financières pour pallier leur fermeture, ce qui n'est pas le cas pour les entreprises qui se situent en zone orange comme au Bas-Saint-Laurent. « On espère qu'ils pourront recevoir de l'aide parce que le tourisme, oui c'est de l'hébergement et des attraits, mais c'est également les services de restauration qui nous permettent d'accueillir des gens et il ne faudrait pas déstructurer tout ce qu'on a contribué à créer dans les 20 dernières années au Bas-Saint-Laurent. »

Il indique que les entreprises d'événements qui impliquent de grands rassemblements, le tourisme de congrès et les institutions muséales sont parmi celles qui peinent le plus à surmonter la crise.

Le DG de tourisme Bas-Saint-Laurent craint que la saison hivernale soit aussi difficile que le printemps et l'automne. Comme les déplacements d'une région à l'autre sont non recommandés, Pierre Lévesque considère que le Bas-Saint-Laurent se trouve « dans une zone rouge touristiquement ».

« C'est sûr qu'on est content des aides, mais ce qu'on aimerait le plus ça serait d'être capable d'opérer, de faire ce qu'on fait le mieux : accueillir des gens et leur faire passer un bon moment de vacances. On souhaite, recommencer à voyager à l'intérieur du Québec, ouvrir les régions, avoir un hiver avec de la motoneige, du ski de la raquette et accueillir les gens de manière sécuritaire comme on l'a fait cet été. »

Pierre Lévesque, directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent

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