L'UPA du Bas-Saint-Laurent veut lutter contre la détresse psychologique chez les agriculteurs

Assemblée générale annuelle de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent.

Réélu pour un quatrième mandat de deux ans, le président de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent veut régler le dossier de la détresse psychologique chez les producteurs agricoles.

Gilbert Marquis souhaite qu'il y ait un travailleur de rang par MRC au Bas-Saint-Laurent.

Actuellement, seule la Matapédia dispose de cette ressource qui apporte une aide psychologique aux producteurs en détresse.

Le besoin est criant, selon lui. « Un producteur est venu me rencontrer les larmes aux yeux pas plus tard que la semaine dernière. Il a pleuré pendant une dizaine de minutes, il était en détresse », raconte-t-il.

« Certains se sentent isolés dans le fond d’un rang, mais ce n’est plus juste ça. Ce n’est plus celui de fond, mais aussi celui du bord qui est en détresse. C’est une urgence. »

Gilbert Marquis, président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent

Changements climatiques

En assemblée générale annuelle, mardi, Gilbert Marquis a également demandé à Québec et Ottawa de proposer des programmes mieux adaptés aux changements climatiques.

Il rappelle que la sécheresse de 2017 a causé bien du tort aux producteurs agricoles.

Le président de l’UPA au Bas-Saint-Laurent espère que les gouvernements les épauleront mieux pour faire face à de tels événements météorologiques. « Les producteurs manquent de ressources pour faire face à ces épreuves qui risquent de se reproduire de plus en plus fréquemment. »

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média