L'UQAR acquiert une imprimante 3D métallique

François-Philippe Champagne, ministre de l'Innovation et des Collectivités, montre la poudre qui est utilisée par l'imprimante 3D.

L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) fait l’acquisition d’une imprimante 3D métallique en génie.

Cet équipement à la fine pointe de la technologie permet de fabriquer des pièces métalliques complexes avec une grande précision.

Selon le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet, cette nouvelle infrastructure permettra de « former la relève, de créer de la richesse et sera profitable aux entreprises de la région, qui pourront améliorer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux ».

Une nouvelle expertise au Bas-Saint-Laurent

Il existe seulement trois autres imprimantes du genre au Québec. Celle de l’UQAR sera utilisée en partenariat avec des entreprises bas-laurentiennes pour réaliser des projets d’ingénierie.

Selon le titulaire de la Chaire CRSNG-UQAR en génie de la conception, le professeur Jean Brousseau, le procédé est déjà utilisé dans le domaine de l’aérospatial et de l’automobile et pourra servir à la production de pièces uniques pour diverses entreprises.

« Auparavant, on était impressionné par l’impression sur du papier, mais maintenant on imprime avec des métaux. Le principe de fonctionnement de l’imprimante c’est qu’un lit de poudre est créé et le laser vient fusionner la tranche de la pièce qui est fabriquée, couche par couche, jusqu’à atteindre le résultat souhaité. »

Jean Brousseau, titulaire de la Chaire CRSNG-UQAR en génie de la conception

Le professeur Jean Brousseau, titulaire de la Chaire CRSNG-UQAR en génie de la conception.

Le professeur Jean Brousseau, titulaire de la Chaire CRSNG-UQAR en génie de la conception | Photo Maude Parent, journaliste Bell Média

Jean Brousseau explique que l’acquisition de l’UQAR ouvre la voie à une variété de projets, puisqu’il est possible de réaliser des pièces avec divers métaux dont l’aluminium, l’acier inoxydable, le titane et un alliage de nickel et de chrome.

L’imprimante est également moins énergivore et permet de réduire les coûts de fabrications de pièces complexes. « La complexité n’a pas de coût avec l’impression 3D, parce que ce qui coûte quelque chose c’est la matière qui est utilisée, indique le professeur. On peut faire des pièces plus optimisées au niveau de son poids et de sa fonction. »

« Pour l’imprimante, ce n’est pas plus difficile d’imprimer une pièce complexe qu’une pièce simple. »

Jean Brousseau, titulaire de la Chaire CRSNG-UQAR en génie de la conception

Un investissement de DEC et de Desjardins

Il s’agit d’un projet de 1 M$ appuyé par Développement économique Canada (DEC) et le Fonds d’aide au développement du milieu de Desjardins.

Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, était de passage à Rimouski pour annoncer la contribution financière non remboursable de plus de 840 000 $ de DEC.