La Fondation de L'UQAR veut encourager les femmes à s'inscrire en génie

UQAR hiver 2019 - 1

Les femmes qui s’inscrivent en génie se font toujours peu nombreuses, tant en région que dans les grands centres. À l’UQAR, 19 femmes sont inscrites au programme sur un total de 102 étudiants et étudiantes.

Cette proportion reflète le nombre d’ingénieures nouvellement admises au Québec, qui s’établit à près de 20 %, selon les plus récents chiffres d’Ingénieur Canada.

Quatre diplômées du programme de génie de l’université rimouskoise ont contribué à mettre sur pied la bourse Femme en génie qui vise à soutenir la relève féminine en génie.

« L’objectif qu’on avait, c’est de faire connaître le programme de génie à l’UQAR, de doter l’Est-du-Québec d’ingénieures qui vont contribuer au développement durable dans la région, accroître la présence des femmes en génie et inciter la relève féminine à s’intéresser à la profession. »

Manuelle Croft, ingénieure diplômée de l’UQAR et initiatrice du projet de bourse Femme en génie

La Fondation de l’UQAR détient une enveloppe de 25 000 $ sur cinq ans afin de reconnaître et d’encourager les femmes qui souhaitent devenir ingénieures. Cinq premières lauréates ont été récompensées en septembre dernier.

Pour Manuelle Croft, l'une des initiatrices de la bourse, plusieurs autres éléments permettraient d’augmenter la place des femmes dans ce domaine, notamment les programmes d’ambassadrices et la promotion de la profession auprès des filles d’âge secondaire.

« Historiquement, c’était un domaine majoritairement masculin, mais certains se sont penchés là-dessus et on se rend compte que les femmes ont besoin d’avoir le sentiment de pouvoir contribuer au bien-être et à la qualité de vie, soutient-elle. C’est justement un des éléments qu’on veut faire savoir : la profession d’ingénieur permet de contribuer au bien-être et à la qualité de vie des communautés. »

Ingénieur Canada s’est fixé l’objectif de diplômer 30 % de femmes d’ici 2030.