La réouverture du Bas-Saint-Laurent n'inquiète pas les élus

Marc Parent et Guy Dionne convient les médias pour faire le point sur le coronavirus.

Les élus de Rimouski accueillent plutôt positivement la réouverture du Bas-Saint-Laurent. La région se retrouve dans la troisième vague des régions qui pourront rouvrir, ce qui est une bonne nouvelle selon le maire de Rimouski.

Le gouvernement Legault a annoncé hier que les contrôles policiers seront levés le 18 mai dans l’Est-du-Québec.

Selon Marc Parent, le délai d’un peu moins de trois semaines permettra de s'adapter en observant l’évolution de la situation dans les autres régions qui pourront rouvrir dès lundi prochain.

La hausse probable du nombre de cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent n’inquiète pas le maire. « On sait qu’il va y avoir de nouveaux cas, mais la population et les commerçants ont plus l’habitude maintenant des normes d’hygiènes. On s’est un peu adapté à cette nouvelle réalité, puisqu’on sait que le virus va être parmi nous pendant encore un an à un an et demi. »

Puisque certains commerces comme les restaurants demeureront fermés et que la saison touristique telle qu’on la connaît ne battra pas son plein, il estime que les contacts avec des gens venus de l’extérieur seront tout de même limités.

« La réouverture de la région va engendrer plus de déplacements, mais nous ne sommes pas en mode tourisme. Ce sont des gens qui vont venir dans leur demeure secondaire, ou dans un chalet. À l’inverse, je doute que les Bas-Laurentiens soient intéressés d’aller visiter Montréal en ce moment. »

Marc Parent, maire de Rimouski

Marc Parent est également très heureux de l’annonce du premier ministre concernant la réouverture de certains commerces jugés non essentiels. « C’est vraiment ça la bonne nouvelle, souligne-t-il. Tout ne peut pas rester fermer pendant encore des mois. »

Le député de Rimouski, Harold LeBel, constate l'inquiétude de plusieurs personnes, mais ajoute qu'il ne s'agit pas d'une décision finale et définitive. Le gouvernement Legault pourrait revenir sur sa décision si la situation n'évolue pas comme prévu. « Si des changements devaient repousser la date ou rouvrir le 18 et refermer plus tard, il y a beaucoup d’incertitude, mais il fallait arriver à ça. Tout ce que j’espère c’est que les élus soient un peu consultés sur l’avenir de ce barrage-là. »

Le député de Rimouski, Harold LeBel, et la directrice générale du Carrefour 50 + du Québec, Denise Gagnon, dévoilent le rapport du colloque Bien vieillir dans Rimouski-Neigette.

Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média. | Le député de Rimouski, Harold LeBel, et la directrice générale du Carrefour 50 + du Québec, Denise Gagnon.

Le député péquiste remarque que cette décision augmente le niveau d'anxiété d'une partie de la population. Il a été interpellé par plusieurs citoyens, notamment sur les réseaux sociaux.

« Les gens sont inquiets. On va ouvrir les écoles la semaine prochaine, puis les commerces. On va avoir sept jours à vivre ça entre nous autres. Est-ce qu'après sept jours on sera capable d’analyser la situation assez pour ouvrir la région ? »

Harold LeBel, député de Rimouski

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média

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