Le Bloc Québécois veut qu'Ottawa accorde plus de place à l'industrie forestière

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les-Basques et Alexis Brunelle-Duceppe, député du Lac-Saint-Jean.

Le Bloc Québécois demande au gouvernement fédéral d’inclure l’industrie forestière dans le plan pour la relance verte des régions.

Après avoir mené une étude et consulté des acteurs du milieu forestier, les élus ont dévoilé quatre solutions concrètes pour relancer cette industrie verte.

Pour maximiser la filière forestière, les bloquistes proposent de favoriser l’utilisation des produits du bois par une politique d’approvisionnement publique et en établissant l’empreinte carbone comme critère d’octroi des contrats.

Ils suggèrent le financement de programmes pour soutenir la deuxième et la troisième transformation. « Beaucoup de programmes sont axés sur la première transformation, on pense notamment au bois d’œuvre, donc le fameux deux par quatre. […] Présentement, on n’a pas le soutien nécessaire pour dynamiser et mettre en valeur cette deuxième et troisième transformation », soutient le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les-Basques Maxime Blanchette-Joncas.

Ils demandent également l’exemption de tout tarif sur les exportations de bois d’œuvre québécois à destination des États-Unis et l’application par le fédéral de la Loi sur les espèces en péril en conformité avec les orientations de l’Assemblée nationale du Québec.

Présent à Saint-Valérien mercredi après-midi, Maxime Blanchette-Joncas était accompagné du député du Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, et du député de Jonquière, Mario Simard. Ils espèrent que le gouvernement Trudeau appliquera ces recommandations.

« On souhaite que le gouvernement fédéral soit sérieux dans son plan de relance vert, parce que présentement, il n’y a rien concernant l’industrie forestière. Ces solutions vont permettre d’avoir du soutien financier, mais également une prise en considération de l’importance du milieu forestier pour le Bas-Saint-Laurent et plusieurs régions au Québec. »

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les-Basques

Les députés bloquistes Alexis Brunelle-Duceppe, Maxime Blanchette-Joncas et Mario Simard

Maude Parent, Noovo Info | Les députés bloquistes Alexis Brunelle-Duceppe, Maxime Blanchette-Joncas et Mario Simard

Des investissements dans l’exploitation forestière s’inscriraient dans la lutte contre les changements climatiques. Selon les députés, elle contribuerait à combler entre 20 et 30 % des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, soit une diminution de 7,7 millions de tonnes par année.

16 000 emplois pourraient être créés au Québec d’ici 10 ans, dont 1 300 au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, d’après les résultats de l’étude.

« Il y a tellement de recherche et de développement qui se font dans le secteur de l’industrie forestière que ce n’est pas normal qu’on n’utilise pas cette filière-là. Ce n’est pas normal que ce qu’on cherche encore aujourd’hui à Ottawa ce soit de trouver des moyens de réduire l’empreinte carbone du gaz et du pétrole quand la solution on l’a et c’est celle qui est liée aux résidus forestiers, à la transformation de la matière ligneuse. »

Mario Simard, député de Jonquière

Pour porter son message, le Bloc Québécois a obtenu l’appui de 45 partenaires, dont les préfets des MRC de La Matanie, de La Matapédia, de La Mitis, des Basques ainsi que le maire de Saint-Valérien, Robert Savoie.

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