Le CISSS du Bas-Saint-Laurent dévoile sa politique de lutte contre la maltraitance

Aîné - triste Istock CR giocalde

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent se dote d’une politique pour affirmer sa tolérance zéro envers la maltraitance des personnes aînées et toutes autres personnes majeures en situation de vulnérabilité.

La politique vise l’ensemble des usagers du CISSS, dont ceux qui reçoivent des services dans un centre hospitalier, dans les CLSC, les services en déficience intellectuelle, les résidents de RPA, des RI et des CHSLD, entre autres.

Lancée à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, elle vise à prévenir des situations de maltraitance physique, psychologique, sexuelle, matérielle, financière et à mieux intervenir en cas de signalement.

« On agrandit aussi avec la maltraitance organisationnelle, donc si on ne donne pas des services de qualité ou qui ne répondent pas aux besoins des usagers. On veut aussi éviter la violation des droits, donc de donner des services sans consentement ou imposer un traitement médical. Et lorsqu’on parle de stigmatisation, soit de véhiculer de fausses croyances au niveau de la clientèle en déficience intellectuelle ou en santé mentale. »

Gino Beaudoin, directeur de la qualité, de l’évaluation, de la performance et de l’éthique clinique 

Du premier avril 2019 au 31 mars 2020, la commissaire aux plaintes a procédé à 108 interventions. L’année dernière, ce nombre s’élevait à 84.

L’ensemble des travailleurs du CISSS recevront une formation de trois jours en septembre suivie de capsules informatives. « C’est d’outiller l’ensemble des employés pour détecter rapidement des situations possibles de maltraitance. On veut changer la culture d’intervention pour mettre en valeur la bientraitance », explique Gino Beaudoin.

La chargée de projet à la direction de soutien à l’autonomie des personnes âgées, Guyane Dupont, espère que les travailleurs seront sensibilisés à appliquer systématiquement la bientraitance.

« On veut s’assurer que nos gens sont sensibles aux réalités des personnes qui, parfois, ont des pertes cognitives ou d’autonomie. C’est toute la question de l’approche de la personne, d’être sensible à son rythme, à ses capacités, d’être à l’écoute. »

Guyane Dupont, chargée de projet à la direction de soutien à l’autonomie des personnes âgées

Elle souligne qu’un plan de communication déployé sur trois ans sera mis en place pour s’assurer de la pérennité de la politique.