Le Comité logement Rimouski-Neigette déçu de la mise à jour économique

Manifestation du Comité logement Rimouski-Neigette et du FRAPRU pour plus de financement dans le logement social.

Le Comité logement Rimouski-Neigette se dit déçu qu’aucun nouvel investissement dans le logement social n’ait été ajouté à la mise à jour économique du gouvernement Legault présentée jeudi dernier.

Une quarantaine de personnes ont manifesté devant le bureau du député Harold LeBel, lundi, pour demander au premier ministre et à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, d’investir pour la réalisation des 12 500 logements sociaux promis par la CAQ en campagne électorale.

« 15 000 logements sociaux n’avaient pas été bâtis sous les Libéraux, explique le coordonnateur du Comité logement, Guy Labonté. La CAQ avait promis de sortir ces 15 000 logements, mais après deux ans de pouvoir, il n’y en a que 2 500 qui ont été bâtis. Disons qu’il en manque un petit peu! »

Au Bas-Saint-Laurent, 4 000 locataires déboursent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger, alors que 1 200 y consacrent plus de la moitié, selon M. Labonté.

Le coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette, Guy Labonté, prend la parole lors d'une manifestion pour les logements sociaux.

Maude Parent, journaliste Bell Média | Guy Labonté, coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette

Près de 400 ménages de la région se trouvent sur la liste d’attente pour avoir accès à un logement social. Avec le contexte pandémique, ces chiffres sont à la hausse, c’est pourquoi l’organisme, le Groupe de ressources techniques du Bas-Saint-Laurent (GRT) et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pressent le gouvernement d’agir pour soutenir les locataires.

 « La construction de logements sociaux, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. Pour chaque dollar investi, 2,3 $ reviennent à la communauté. Quelqu’un qui attend et arrive avec un logement social après des années, c’est comme s’il changeait complètement de vie parce qu’il peut enfin manger à sa faim, avoir une meilleure santé et peut-être avoir un peu plus de plaisir dans la vie. »

Guy Labonté, coordonnateur du Comité logement Rimouski-Neigette

Ces groupes de soutien réclament également la mise en place d’un programme provincial qui permettrait de prévoir la réalisation de projets sur le long terme.

Plusieurs projets sont prêts, mais sont bloqués en attendant les autorisations nécessaires pour lancer la construction. C’est notamment le cas d’un projet de six logements à Saint-Eugène-de-Ladrière.  

Le député de Rimouski et porte-parole du PQ en matière d’habitation indique qu’il portera les demandes du Comité logement au gouvernement.

« Il y a un projet pour accélérer l’économie, le projet de loi 66. Il y a une série de projets là-dedans comme la nouvelle école, les maisons des aînés. Ils ont trouvé l’argent pour ça. Ils auraient pu faire un grand chantier de construction pour le logement social, le mettre dans le projet de loi et injecter l’argent qu’il faut. Pourquoi ne le font-ils pas?

Harold LeBel, député de Rimouski

Le député de Rimouski, Harold LeBel, lors d'une manifestation sur les logements sociaux.

Maude Parent, journaliste Bell Média | Harold LeBel, député de Rimouski