Le cri de coeur de plusieurs dizaines de jeunes parents de Rimouski

Mobilisation maman garderies

Des dizaines de familles de Rimouski lancent un cri d'alarme concernant le manque de places en garderies.

À l'invitation de deux mères de jeunes enfants et du député Harold LeBel, une activité de mobilisation a réuni plusieurs parents et leurs poupons vendredi après-midi à la Maison des Familles.

Le député de Rimouski s'est engagé à remettre rapidement les 150 lettres et les nombreux témoignages vidéo de mamans qui craignent être incapables de retourner au travail en raison du manque criant de places.

À court terme, il faudrait la création de 300 places en garderies en milieu familial subventionnées pour répondre à une partie de la demande.

Simon Dufresne du bureau coordonnateur des garderies en milieu familial ajoute qu'il faut rapidement valoriser le travail et les conditions des éducatrices en milieu familial.

Leur nombre est passé de 150 à 110 au cours des dernières années et la relève est presqu'inexistante. 

Rachel St-Pierre est médecin spécialiste à Rimouski et elle a multiplié les démarches pour dénicher une place pour sa fille.

« C'est un désespoir et une détresse qui est partagé par toutes les jeunes familles de Rimouski, toutes celles et ceux qui n'ont pas de garderie mais aussi ceux qui en ont mais qui ont peur de perdre la garderie qu'ils ont et de ne pas être capable d'en trouver une autre après. »

Rachel St-Pierre

Martin Brassard, journaliste Bell Média. | Les instigatrices de la mobilisation Anne Marie Pineault et Rachel St-Pierre

Elle ajoute qu'il s'agit d'un problème majeur qui aura possiblement des conséquences à Rimouski.

« J'adore Rimouski, j'adore la région, j'ai un beau réseau d'amis ici,  j'aime mon  milieu de travail mais si je n'ai pas de garderie pour ma fille, je ne peux plus rien faire dans le fond. »

Le maire, Marc Parent, est conscient de la problématique et appuie les démarches pour améliorer les choses.

Il estime que Rimouski a la chance d'accueillir plusieurs jeunes familles annuellement mais que le manque de places pour les poupons ( moins de 18 mois) peut représenter un obstacle important dans le futur.