Légère hausse des signalements à la DPJ du Bas-St-Laurent

DPJ

La DPJ du Bas-St-Laurent rapporte une légère hausse de 4,4% des signalements pour l'année 2020-2021.

Près de 3000 signalements ont été traités. De ce nombre, 1000 ont été retenus au cours de la dernière année.

Il s'agit d'une moyenne d'environ huit signalements par jours.

35 % des signalements sont liés à la négligence, 32% à l'abus physique et 16% au mauvais traitement psychologique qui sont de plus en plus en hausse.

On a beaucoup parlé de féminicide cette année, de violence conjugale. Ça se répercute dans nos signalements et dans les situations que l'on prend en charge. On a de plus en plus d'enfants qui sont exposés à la violence conjugale et aux conflits sévères de séparation des parents.

Anne Duret, directrice de la protection de la jeunesse du Bas-St-Laurent

Plus de 32 % des signalements proviennent des milieux familiaux et de la communauté, ce qui a donné un coup de main durant la pandémie, mentionne madame Duret.

Parmi les enfants pris en charge par la DPJ, 68% sont suivis dans leurs milieux familiaux.

La priorité est donc d'offrir un milieu de vie stable à l'enfant.

C'est là que la commission Laurent a réitéré qu'il faut vraiment placer au coeur de nos décisions, l'intérêt de l'enfant. On intensifie beaucoup l'intervention les familles pour lesquelles on pourrait gérer un risque.

Anne Duret, directrice de la protection de la jeunesse du Bas-St-Laurent

Le délai moyen d'intervention a connu une amélioration, de sorte qu'il s'établit à neuf jours. Il se situait à 14 jours à pareille date l'an dernier.

Diminution chez les ados contrevenants

Au Bas-St-Laurent, 176 adolescents ont reçu des services, une diminution de 11%.

100 % d'entre eux ont accompli leur sanction extrajudiciaire.

Besoin d'intervenants

Tout comme plusieurs champs de compétences, la DPJ fait face à un problème de main-d'œuvre pour remplacer les congés ponctuels des employés, comme les congés de maladie ou parentaux.

Signe encourageant au niveau de la relève, au Bas-St-Laurent, 18 stagiaires font leurs classes dans la région et la plupart des étudiants aimeraient rester dans le milieu de la DPJ par la suite.