Maxime Blanchette-Joncas craint que le 180 avenue de la Cathédrale soit démoli

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques et Sabrina Gendron de la société québécoise du patrimoine devant le 180 avenue de la Cathédrale à Rimouski.

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques s’inquiète de la possible démolition du bâtiment situé au 180 avenue de la Cathédrale.

Le bâtiment patrimonial situé en plein cœur du centre-ville de Rimouski et qui abritait anciennement le bureau de poste a été mis en vente la semaine dernière.

Le bâtiment a été jugé excédentaire par le gouvernement fédéral qui désire s’en départir, considérant que les travaux majeurs qui doivent être réalisés constituent un trop grand investissement. L’édifice est vacant depuis un an et a souffert d’un manque d’entretien important, selon le député Maxime Blanchette-Joncas.

« Pendant plusieurs décennies le gouvernement fédéral a assuré l’entretien minimal, mais sans faire la réfection des travaux majeurs, explique-t-il. Aujourd’hui, le gouvernement fédéral tente de justifier que le bâtiment n’est plus nécessaire ou va coûter trop cher à réparer. »

Le bloquiste a obtenu un document en vertu d’une demande d’accès à l’information confirmant que le bâtiment pourrait être détruit par un éventuel acquéreur privé.

« Les travaux sont majeurs. On parle de la structure, de l’enveloppe du bâtiment. Ça ferait en sorte que pour un potentiel acquéreur, ce serait plus intéressant sur le plan financier de simplement le démolir et de reconstruire quelque chose. »

Maxime Blanchette-Joncas, député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Dans un souci de préservation de l’édifice patrimonial construit en 1952, il s’oppose à cette possibilité.

Bâtiment au 180 avenue de la Cathédrale à Rimouski

Noovo Info

Il estime également que le 180 avenue de la Cathédrale pourrait réalistement faire l’objet d’un projet de reconversion. Maxime Blanchette-Joncas demande donc au gouvernement fédéral de suspendre la vente pour donner le temps aux organismes locaux de déposer un projet structurant pour la communauté.

Il croit notamment que l’édifice pourrait faire partie de la solution pour contrer la pénurie de logements. « On connaît la crise du logement à Rimouski, 0,2 % d’inoccupation. On ne comprend pas pourquoi un gouvernement fédéral qui a dit que sa priorité était le logement ne veut pas qualifier ce bâtiment pour le préserver et le transformer afin de répondre à des besoins criants. »

Le bâtiment, estimé à 2,8 M$, est en vente à 289 000 $.