Mort de Joyce Echaquan: indignation en Mauricie

Capture fb joyce echaquan

Le décès d'une femme originaire de la communauté Atikamekw de Manawan à l'hôpital de Joliette, lundi, continue de faire réagir. Le Centre d'amitié autochtone de Trois-Rivières s'indigne après avoir pris connaissance des événements.

Joyce Echaquan est morte lundi, peu de temps après avoir diffusée une vidéo en direct sur Facebook dans laquelle elle se disait souffrante et affirmait être surmédicamentée. Dans la vidéo, on pouvait également entendre une infirmière l'insulter et tenir des propos racistes à son endroit.

Mardi, le premier ministre François Legault a confirmé qu'une enquête interne avait été ouverte et que l'employée en question avait été congédiée.

« Il y a du racisme au Québec, il faut le combattre. L’infirmière, ce qu’elle a dit, c’est totalement inacceptable, et elle a été congédiée », a affirmé M. Legault.

La communauté autochtone de la région s'est dite troublée par la vidéo après l'avoir visionnée.

« Tout le monde ici était complètement horrifié. Au début, on ne savait pas trop ce qu'il se passait ni quoi penser. On était sous le choc. On a appris plus tard le décès de Mme Echaquan. C'est la consternation et on a beaucoup de peine », mentionne Denise Caron, directrice générale intérimaire du Centre d'amitié autochtone de Trois-Rivières.

Aux yeux du centre, cette situation révèle un réel problème de société.

« On n'avance pas assez vite. Il y a pourtant eu une commission d'enquête qui a dénoncé publiquement la discrimination systémique dans les services publics du Québec. Quand on voit des événements comme celui-là, on se rend compte qu'il y a des gens qui meurent et c'est très grave », poursuit Mme Caron.

À son avis, une prise de conscience collective doit avoir lieu, sachant que la moitié de la population autochtone de la province réside en milieu urbain.

« Il faut s'avouer qu'on a cette discrimination-là au Québec. Quand c'est fait, c'est plus facile de s'ouvrir à l'autre. Il faut accueillir les communautés dans nos villes. Il faut travailler avec les premières nations pour créer cette égalité-là de droit, car tout le monde a le droit à des services publics de qualité et d'être traité de façon équitable, mais on sait que ce n'est pas le cas. »

Denise Caron souhaite que le gouvernement Legault écoutera et appliquera les recommandations de la Commission d'enquête Viens sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec.

 

 

 

 

 

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