Plus d'arrosages contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette

tordeuse

Québec modifie la superficie minimale requise pour avoir accès au Programme de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Les forêts privées d'une superficie de plus de quatre hectares seront dorénavant admissibles à la pulvérisation aérienne d'insecticide.

En 2019, seules les forêts privées d'une superficie minimale de dix hectares pouvaient en bénéficier.

Un plus grand nombre de propriétaires forestiers auront donc accès aux arrosages.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, en a fait l’annonce, jeudi après-midi à Rivière-du-Loup, suite aux demandes du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent (SPFBSL).

Le président du Syndicat, Maurice Veilleux, est satisfait de la réponse rapide du gouvernement.

Les arrosages ont débuté en 2018 sur les superficies de dix hectares et ont bien fonctionné, selon lui. « Nous sommes intervenus parce que c’était illogique de ne pas arroser les quatre hectares et le ministère a fait preuve d'une bonne écoute », note-t-il.

La Vallée de La Matapédia est l'un des secteurs les plus touchés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média | Maurice Veilleux, président du SPFBSL

Le programme est doté d'une enveloppe de 20 M$ jusqu'en 2023.

Les modifications entreront en vigueur en 2020.

Selon Maurice Veilleux, certaines forêts privées ont été identifiées au Bas-Saint-Laurent, et le travail se poursuivra cet hiver afin de débuter les arrosages le plus rapidement possible.

Une enveloppe pour la remise en production

Québec confirme également un investissement supplémentaire de 3 M$ destiné aux propriétaires forestiers qui ont été touchés par des épidémies de tordeuse pour les soutenir dans le repeuplement.

Le président du SPFBSL se réjouit de cette annonce. « On a visité un peuplement qui était une perte totale cet été, raconte-t-il. Il n’y avait aucune récupération de matière ligneuse possible, puisque le bois était trop dégradé. »

« C’est ce genre de superficie, qui doit être remis en production, qui bénéficiera de l’enveloppe de 3 M$. Autrement, c’est de l’argent du budget régulier qui aurait été utilisé et les travaux réguliers auraient été négligés. »

Maurice Veilleux, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-laurent