Procès de Patrick Chénard: une première présumée victime contre-interrogée

Palais de justice de Rimouski

Jour trois du procès du kinésiologue et massothérapeute rimouskois Patrick Chénard au Palais de justice de Rimouski. La première présumée victime est contre-interrogée par l'avocat de la défense Me Yves Desaulniers.

Elle a indiqué avoir reçu deux massages en 2015, et que les attouchements seraient survenus lors du second rendez-vous.

La plaignante a confirmé son témoignage à l'effet qu'elle avait consommé de l'alcool la veille de la rencontre.

Elle a mentionné être devenue mal à l'aise lorsque les mains de Patrick Chénard ont glissé sur le haut de ses fesses alors qu'il lui massait le dos. Elle se rappelle également s’être dit « il passe proche, il passe proche » alors qu’elle était allongée sur le ventre et qu’il passait beaucoup de temps à lui masser les cuisses.

Puis, la présumée victime raconte ne pas avoir eu de mauvaises perceptions et que Patrick Chénard lui aurait bel et bien touché les parties génitales avec ses doigts. Elle lui aurait dit non au deuxième contact.

L’avocat de la défense tente de démontrer des contradictions entre son témoignage devant la cour et sa déclaration vidéo du 27 juin 2018. Un extrait a d’ailleurs été visionné. Me Yves Desaulniers souligne une contradiction à savoir si elle était couchée sur le dos ou sur le vendre au moment de l’attouchement.

La femme admet ne pas se souvenir de tous les détails et en avoir mélangé certains lors du dépôt de sa plainte.

Le contre-interrogatoire se poursuit mercredi après-midi.

Patrick Chénard fait face à 11 chefs d'accusation d'agression sexuelle sur autant de présumées victimes pour des gestes qui seraient survenus en 2015 à Trois-Rivières et de 2016 à 2018 à Rimouski.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média