Reprise du procès de Patrick Chénard au palais de justice de Rimouski

Palais de justice de Rimouski

La défense a confirmé, lundi matin, que Patrick Chénard témoignera à son procès.

Le massothérapeute rimouskois fait face à 11 chefs d'accusation d'agression sexuelle sur autant de présumées victimes.

Le procès a repris, lundi, au palais de justice de Rimouski avec le contre-interrogatoire de la huitième plaignante.

Cette dernière a été questionnée par l'avocat de la défense, Me Yves Desaulniers, sur les techniques de massage utilisées par son client, le drap, sa position exacte sur la table de massage.

Elle confirme son témoignage à l'effet que Patrick Chénard a introduit son doigt dans ses parties génitales alors qu'elle était étendue sur le dos. Elle se souvient que le massothérapeute a arrêté de lui-même sans qu'elle réagisse.

Me Desaulniers suggère qu'elle était dans une position différente et que son client a mis fin au massage lorsque les mains de la plaignante se sont approchées de ses parties génitales, ce qu'elle a réfuté.

Elle affirme avoir été victime des gestes reprochés, mais s'être tout de même présentée à la deuxième et troisième séance, puisque l'accusé s'est excusé et qu'elle ne voulait pas créer de malaise. Elle explique ne pas avoir porté plainte immédiatement après les événements, puisqu'elle le croyait sincère dans ses excuses. Patrick Chénard ne lui a fait payer aucun massage, parce qu'il se sentait mal, selon elle.

Les deux autres rencontres se sont déroulées sans attouchements. Le massothérapeute s'en tenait aux cuisses, au dos et au ventre.

Lorsque l'avocat de la défense la questionne sur un échange de textos avec l'accusé, la plaignante admet lui avoir déjà envoyé des « x » en guise de baisers entre février et mars 2018.

Deux présumées victimes se sont rencontrées

La présumée victime raconte avoir mentionné à une collègue de travail qu'elle avait subi des attouchements lors d'un rendez-vous avec l’homme de 28 ans.

Cette dernière l'a mise en contact avec sa colocataire, l'une des plaignantes dans le dossier, qui lui avait aussi raconté avoir vécu une situation semblables.

Les deux femmes se sont rencontrées pour échanger brièvement sur les événements.

Le procès se poursuit, cet après-midi, avec le contre-interrogatoire de la neuvième présumée victime.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média

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