Rimouski se joint au mouvement pour le climat

Manifestation pour le climat à Rimouski le 27 septembre.

Plus d'un millier de personnes ont déambulé dans les rues de Rimouski, vendredi, pour se mobiliser pour le climat.

La marche a débuté à midi au cégep de Rimouski.

Étudiants, jeunes et moins jeunes ont uni leurs voix pour lancer un appel à l’action climatique.

Rassemblés devant le fleuve, des allocutions se sont enchaînées pour dénoncer le projet d’exportation de gaz naturel d’Énergie Saguenay.

Ils demandent aussi, entre autres, des actions pour lutter contre l’érosion des berges et réduire l’empreinte carbone.

Marche pour le climat à Rimouski le 27 septembre.

Maude Parent, journaliste Bell Média

La population répond présente

Le Cégep de Rimouski a mis sur pied une journée institutionnelle pour le climat. Des conférences et des ateliers s’enchaîneront pour le reste de la journée.

« On est découragé par les gouvernements et les représentants de tous les partis. C’est une urgence! Notre futur est en danger et ce n’est pas une fausse science, ce n’est pas une croyance, mais bien des faits. Donc il faut absolument faire quelque chose. »

Patricia Posadas, enseignante au Cégep de Rimouski

Les jeunes s’impliquent, les étudiants de l’UQAR sont en grève, des parents accompagnent leurs enfants et d’autres citoyens se sont libérés du travail pour souligner l’urgence climatique.

Le coordonnateur général de l’AGECAR, Étienne Gariépy-Girouard, indique qu’il s’agit d’un mouvement de communauté. « Malgré l’impression d’être minuscule devant ce contre quoi on doit se battre, il ne faut pas arrêter. Il faut continuer de collaborer, de se tenir ensemble. »

Marche pour le climat à Rimouski le 27 septembre.

Maude Parent, journaliste Bell Média

Le candidat du parti vert dans la circonscription de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques se réjouit de voir autant de jeunes se soulever pour l’environnement. Jocelyn Rioux estime toutefois qu’il s’agit d’un réveil brutal. « Les jeunes sont en train de nous donner un coup de massue. En ce moment, ce sont les enfants qui nous éduquent et nous rappellent qu’on a manqué à notre devoir. »

L’environnement, un enjeu politique

Plusieurs élus de la Ville, dont le maire Marc Parent, et des candidats aux élections fédérales pour la circonscription de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques  étaient présents.

 « L’environnement c’est extrêmement important et ça rejoint tout le monde, et ce, peu importe notre parti. On suit la vague et on lance le message que la planète est importante pour nous, nonobstant les élections. »

Chantal Pilon, candidate pour le Parti libéral du Canada

Le député sortant et candidat du NPD dénonce la lenteur des mesures mises en place par Ottawa pour avancer dans la transition énergétique. « À la Chambre des communes, on parle, on parle, on parle, mais il n’y a pas grand-chose qui débloque, croit Guy Caron. Le Canada doit accélérer le pas. »

« Il y a une volonté de voir le problème, mais je veux voir une volonté d’arriver à des solutions et des gestes concrets être posés. »

Guy Caron, candidat pour le NPD

Guy Caron a pris part à la marche

Le candidat du NPD Guy Caron a pris part à la marche | Photo Maude Parent, journaliste Bell Média

La candidate conservatrice, Nancy Brassard-Fortin et le candidat du Parti vert, Jocelyn Rioux, ont marché ensemble.

Alors que le chef des conservateurs, Andrew Sheer, n’a pas participé au mouvement, Nancy Brassard-Fortin assure que d’autres candidats étaient présents aux marches qui se sont déroulées dans les différentes régions du Québec. « On a des enfants et des petits enfants, et on comprend qu’il y a de l’anxiété par rapport à notre planète qui est malade, dit-elle. Les gens doivent comprendre que les conservateurs et l’environnement peuvent aller ensemble. »