Rimouski veut préserver le patrimoine bâti du Bic et de Sainte-Blandine

Enseigne du district du Bic à Rimouski

Il faudra attendre encore avant de connaître le règlement sur le plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) qui sera adopté au Bic et à Sainte-Blandine/Mont-Lebel.

Après avoir recueilli les commentaires des citoyens lors d’une assemblée publique de consultation lundi soir, les élus poursuivront leurs discussions.

Le PIIA vise à mettre en place certaines contraintes pour des travaux entrepris sur des résidences qui se trouvent dans les noyaux villageois de ces deux districts, afin de préserver le patrimoine bâti et l’harmonie architecturale.

Lors de la consultation initiale en septembre 2019, une majorité des citoyens du Bic présents s’étaient opposés au projet de règlement, alors que la plupart des habitants de Sainte-Blandine/Mont-Lebel étaient en faveur.

À la lumière des commentaires reçus, les élus souhaitent adopter un PIIA qui sera minimaliste et qui limitera les contraintes et les coûts des travaux.

Les élus de Rimouski lors de la séance du conseil du 16 novembre 2020.

Certains Bicois ne voulaient pas être soumis à des règles trop strictes et ont soulevé des préoccupations quant aux coûts des travaux, aux couleurs et aux matériaux.

Selon le maire, Marc Parent, le projet propose une « situation de compromis ».  

« Moi le premier, je suis d’avis qu’on ne peut pas commencer à imposer le remplacement de fenêtres avec des fenêtres en bois à 2 500 $ l’unité, alors qu’on peut avoir la même apparence avec des fenêtres modernes en PVC dans laquelle on ajoute quelques faux meneaux qui reproduisent l’apparence ancestrale et qui redonne ce look au village », admet-il.

La construction, la reconstruction ou l’agrandissement d’un bâtiment principal sera assujetti à certaines règles.

Toutefois, les personnes qui désirent rénover un revêtement extérieur, une toiture, des portes et fenêtres ou une galerie pourront le faire sans contrainte s’ils le font avec les mêmes matériaux. Il n’y a également aucune contrainte quant à la couleur des bâtiments.

« C’est vraiment quelque chose de minimaliste qui va empêcher, on peut penser par exemple à un terrain vacant dans le cœur du village en plein dans la partie historique. Sans la mise en place d’un PIIA, théoriquement n’importe qui peut acheter le terrain et y construire une maison hyper moderne qui ne cadrera pas du tout. »

Marc Parent, maire de Rimouski

Le Comité du patrimoine du Bic se dit en faveur d’un règlement pour encadrer le patrimoine bâti, mais estime que le périmètre défini par la Ville est trop large de sorte qu’il englobe des résidences relativement récentes.

La conseillère du district du Bic, Virginie Proulx, est également d’accord avec l’implantation d’un PIIA, mais déplore le manque de consultation auprès des citoyens. Elle souhaitait que d’autres rencontres aient lieu pour entendre les interrogations des résidents de son district.

« C’est un PIIA qui est particulièrement souple par rapport aux autres PIIA qu’il y a à Rimouski. […] Ça sert à protéger l’architecture de notre village qui est magnifique au Bic et ça évite d’avoir des constructions qui seraient anarchiques », mentionne Mme Proulx.

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