Un congrès de thanatologues à Rimouski

Congrès de thanatologues du Québec

400 membres de la Corporation des thanatologues du Québec étaient de passage à Rimouski dans le cadre du 63e congrès annuel.

Selon Tourisme Rimouski, l'événement a engendré des retombées économiques d'environ 400 000 $.

Une centaine de visiteurs se sont également présentés aux portes ouvertes. Selon la directrice générale de la corporation, Annie Saint-Pierre, l'ouverture au public permet de démystifier le domaine funéraire.

« Les gens sont curieux, ils sont intrigués et posent plus de questions parce qu’ils ne sont pas dans l’émotion du deuil. Mais même en 2019 on a encore beaucoup de travail à faire pour démystifier le domaine funéraire.»

Annie Saint-Pierre, directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec

Urnes exposées au congrès des thanatologues du Québec.

Le domaine funéraire et la pénurie de main d’œuvre

Lors du congrès, il a été question de formation de main d'œuvre, puisque le domaine funéraire n'échappe pas à la pénurie. « Plusieurs entreprises peuvent compter sur une relève familiale, mais ce n’est pas nécessairement le cas pour certaines en région », explique Annie Saint-Pierre.

Selon elle, 100 % des étudiants issus des programmes collégiaux en thanatologie trouvent un emploi.

Mannequin utilisé pour la formation en thanatopraxie.

Mannequin utilisé pour la formation en thanatopraxie.

La corporation a profité du congrès pour annoncer le développement d’une nouvelle offre de formation en thanatologie au Collège Notre-Dame-de-Foy. Cette dernière combinera une formation services-conseils dans le domaine funéraire et une autre en thanatopraxie.

Cette offre porte à deux le nombre de collèges qui forment une relève en thanatopraxie au Québec, soit à Québec et à Montréal.

Un domaine en mouvement

Le domaine funéraire doit s’adapter aux réalités technologiques et environnementales.

Des exposants innovent en présentant des urnes en bois et des urnes biodégradables.

« Il est évident que le domaine funéraire doit s’impliquer dans le développement durable et nous nous sommes associés à des institutions de renom pour développer un projet environnemental qui combinera également l’intégration de technologies. »

Jonathan Goyer, président de la Corporation des thanatologues du Québec