Un meilleur accès à la médecine familiale au Bas-Saint-laurent

Hopital_Rimouski_3

Près de 90 % de la population bas-laurentienne a accès à un médecin de famille, selon les chiffres de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

C'est environ 10 % de plus que la moyenne provinciale.

En 2014, 67 % des Québécois étaient pris en charge par un médecin de famille. Cette proportion atteint maintenant 81 %.

Le Bas-Saint-Laurent se classe parmi les régions où la médecine familiale est la plus accessible au Québec.

Selon le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, les médecins de famille en région ont réussi un « tour de force » pour réduire l’écart de la pénurie de personnel et prendre en charge une grande majorité de la population. « Il y a une question d’engagement des médecins de famille. Ils doivent travailler à la fois dans leur bureau et à l’hôpital et ils réussissent à le faire. »

Le Dr. Godin explique que sous l’ancien ministre libéral, Gaétan Barrette, la FMOQ a assisté à un désengagement de la médecine familiale. Les étudiants choisissaient d’autres spécialités et plusieurs omnipraticiens partaient à la retraite prématurément.

« Au Bas-Saint-Laurent, on s’en sort, bien que l’équilibre demeure très fragile. Certaines sous-régions sont sur la corde raide en termes d’effectifs médicaux. »

Dr. Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec

Augmentation de la demande

Cet équilibre est fragile, puisqu’il manque toujours quelques médecins et que la demande en soins de santé est grandissante.

Le vieillissement de la population crée une pression supplémentaire, selon le président de la FMQO, qui est de passage dans la région aujourd’hui.

Pour maintenir cet équilibre, il estime que les médecins devront avoir plus de support dans les prochaines années. Le soutien de d’autres spécialistes et professionnels de la santé et l’utilisation de nouvelles technologies, pour rendre leur travail plus facile et efficace, font partie des solutions.

Le Dr Godin salue également les initiatives de formation en région, comme l’implantation d’une faculté de médecine décentralisée à l’hôpital régional de Rimouski. « C’est clair que ça aura un impact très positif sur le recrutement », indique-t-il.