Une neuvième présumée victime témoigne au procès de Patrick Chénard

Palais de justice de Rimouski

Une neuvième présumée victime a témoigné au procès pour agression sexuelle du massothérapeute Patrick Chénard, mercredi, au palais de justice de Rimouski.

Elle raconte qu'en mars 2018, elle a reçu une invitation via les réseaux sociaux afin de participer à une étude sur les effets de la musique sur les massages de détente. Elle a donc accepté une offre de trois massages pour 30 $ chacun.

Lors de la première séance, la plaignante se souvient que Patrick Chénard lui a d'abord massé le dos, puis les cuisses, pour ensuite s'attarder aux fesses de manière intense, selon son témoignage.

Elle raconte que l'homme de 28 ans lui a ensuite massé le cou, les aines, puis qu'il lui a touché les parties génitales.

Elle précise qu'elle était détendue au départ, puis qu'elle a rapidement été surprise. Ayant reçu des soins de massothérapie à plusieurs reprises auparavant, elle se doutait qu'il y avait quelque chose d'anormal, puisqu’elle n’avait jamais été touchée de la sorte. Elle n’a pas réagi pas à ce moment.

Pas de formulaire

La présumée victime explique être devenue très inconfortable lorsque l’accusé a procédé à un massage du ventre. Généralement, elle indique dans un formulaire au début de la séance qu’elle ne souhaite pas recevoir ce type de massage. Cependant, Patrick Chénard n’a pas fourni de formulaire, se contentant de lui demander si elle avait des blessures.

Elle ne lui a pas fait mention de son malaise, puisqu’elle se sentait vulnérable. Elle se souvient avoir quitté la rencontre confuse.

Lorsque le procureur de la Couronne, Me Normand Morneau-Deschênes, lui demande pourquoi elle est retournée pour un deuxième rendez-vous après avoir ressenti un inconfort, elle répond qu’elle n’était pas convaincue d’avoir bien perçu les gestes du massothérapeute et qu’elle avait confiance en ce professionnel encadré par un ordre.

La femme affirme qu’elle n’a plus de doute aujourd’hui, puisque les gestes reprochés se sont répétés lors des massages suivants.

Elle indique qu'en aucun cas l'homme n'a mentionné l'étude sur la musique.

Elle a porté plainte après avoir vu dans les médias que Patrick Chénard avait été arrêté et accusé et affirme ne connaître aucune des autres plaignantes.

Une nouvelle plainte

Une nouvelle plainte a été déposée contre le massothérapeute. La plaignante témoignera, mais aucune nouvelle accusation n’a été déposée pour l’instant.

Patrick Chénard fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle sur autant de présumées victimes.

Le procès reprendra lundi, puisque l'avocat de la défense, Me Yves Desaulniers, est en arrêt de travail pour 72 heures afin de soigner une extinction de voix.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média.

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