Une rue Sidney Crosby à Rimouski ?

Sidney Crosby

Une pétition est présentement en ligne pour que la 2e rue à Rimouski change de nom et devienne la rue Sidney-Crosby.

Un résident de Rimouski, Daniel Gosselin, estime que la Ville doit rendre hommage à cet athlète d'exception et ambassadeur remarquable. Il cite également l'habitude du numéro 87 de mentionner régulièrement Rimouski en entrevue ou d'afficher les couleurs de l'Océanic à plusieurs occasions.

M. Gosselin croit qu'il faut prendre les moyens pour garder en mémoire le passage de ce Rimouskois d'adoption.

Pour l'instant, la pétition disponible sur le site change.org a facilement atteint son objectif de 500 signatures et en comptait plus de 700 mardi matin. Cette dernière sera déposée aux élus de la Ville de Rimouski qui pourraient la soumettre au Comité de toponymie.

Marc Parent favorable à la proposition

De son côté, le maire de Rimouski, Marc Parent, se dit ouvert à l'idée. Selon lui, le récent retrait du numéro 87 par l'Océanic a ravivé la flamme chez certains partisans.

« Sidney Crosby a été marqué par Rimouski. Sidney Crosby tient Rimouski dans son cœur. Par exemple, il est venu célébrer son trentième anniversaire de naissance à Rimouski avec la Coupe Stanley. »

Marc Parent, maire de Rimouski

M. Parent affirme que le réaction de la population face à cette proposition pourrait influencer la décision du conseil municipal.

Quelques questions demeurent

Selon la Commission de toponymie du Québec, il n'est pas recommandé de donner le nom d'une rue, d'un parc ou d'un édifice à quelqu'un de toujours vivant. Cependant, il y a des précédents à Rimouski avec la piscine Pierre-Harvey ou le Complexe sportif Guillaume-Leblanc. 

Si les décisions prises à Rimouski n'ont jamais été remises en cause considérant le parcours sans faille de Pierre Harvey et Guillaume Leblanc, d'autres villes ont été dans l'obligation de modifier leur choix.

C'est le cas de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup pour l'aréna Marcel Aubut ou de la Ville de Sorel-Tracy pour la Place Éric Salvail.

Avec la collaboration de Gabriel Le Marquand Perreault, journaliste Bell Média.