Usine d'asphalte à Sacré-Coeur: des résidents toujours insatisfaits

Les opérateurs de bétonnières de Béton Provincial changent d'affiliation syndicale.

La séance du conseil municipal était à nouveau mouvementée, lundi soir, alors qu’un groupe de résidents du chemin de Lausanne dans le district de Sacré-Cœur revient à la charge pour s’opposer au projet d’implantation d’une usine mobile de béton bitumineux sur la carrière de Sintra.

Suite à la rencontre du 14 novembre avec la Ville de Rimouski, le ministère des Transports et le ministère de l’Environnement, les citoyens sont loin d’être rassurés.

Dans l’éventualité où Sintra obtient le contrat pour le pavage de la totalité de l’autoroute 20 entre l’avenue du Père-Nouvel à Pointe-au-Père et Le Bic, le maire, Marc Parent, dit vouloir collaborer avec l’entreprise pour mettre en place des mesures atténuantes qui limiteraient les impacts du bruit, de la circulation des camions et de la poussière sur les résidents du secteur.

Ces derniers refusent catégoriquement des mesures atténuantes, ils demandent l’abandon du projet. Plusieurs ont haussé le ton lors de la période de questions.

Un rassemblement citoyen lors de la séance du conseil municipal du 18 novembre 2019 à Rimouski.

Le maire indique que la Ville a offert à Sintra la possibilité de s’installer dans le parc industriel, de louer ou encore d’acheter un terrain. « La décision leur revient, la Ville de Rimouski ne peut pas forcer Sintra à aller ailleurs, puisque le zonage leur permet de s’installer où ils veulent le faire. »

Bien que les résidents soient préoccupés par le risque de contamination de l’eau, la propagation d’éléments toxiques dans l’atmosphère, la baisse de la valeur foncière des propriétés et le danger d’incendie, Marc Parent fait valoir qu’il s’agit de la solution ayant le moins d’impacts sur la population.

Par exemple, les travaux de nuit empêcheraient une fermeture de l’autoroute 20 le jour et limiteraient la circulation des camions.

« On est conscient qu’il va y avoir des impacts pour les résidents du chemin de Lausanne, mais lorsque l’on regarde la situation globale pour le bien-être des 50 000 habitants de Rimouski, la solution proposée est celle qui a le moins d’impacts. »

Marc Parent, maire de Rimouski

Un an après l’adoption de la Déclaration d’urgence climatique par le conseil municipal, plusieurs citoyens dénoncent l’impact de l’implantation d’une usine d’asphalte sur l’empreinte carbone.