Vers un programme de médecine vétérinaire à l’UQAR

Annonce de la création d'une faculté de médecine vétérinaire à l'UQAR.

L’Université du Québec à Rimouski offrira une formation en médecine vétérinaire pour l’automne 2022.

Une première étape sera franchie d’ici la fin de l’année, soit la réalisation d’une étude de faisabilité. Québec octroie près de 630 000 $ pour l’étude et l’élaboration du programme.

La formation décentralisée, en partenariat avec le programme de l’Université de Montréal au campus de Saint-Hyacinthe, permettra de former 25 étudiants chaque année.

La formation s’échelonnera sur une période de cinq ans. Les trois premières années seront offertes à l’UQAR, la quatrième à Saint-Hyacinthe et la dernière sera réservée aux stages cliniques tant en région qu’à Saint-Hyacinthe.

La démarche vise à répondre à la pénurie de vétérinaires en région, particulièrement dans le domaine des grands animaux.

« Les grands animaux représentent toute la chaîne bioalimentaire. Que ça soit au niveau de l’inspection des cheptels, prendre soin des animaux ou au point de vue de toute la question de la transformation alimentaire. Quand on parle d’un abattoir, on parle aussi de la présence d’un vétérinaire. »

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne.

Des vaches à l'extérieur d'une ferme.

Audrey Folliot, Bell Média

Pour le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet, il s’agit d’une bonne nouvelle pour la formation de nouveaux vétérinaires en région, mais aussi pour le secteur de la recherche. De nouvelles études pourront être menées conjointement avec différents programmes de l’université qui auront des impacts positifs dans la province.

Jean-Pierre Ouellet indique que le projet de création de la faculté de médecine vétérinaire est « un projet de développement régional. »

« On va être capable d’unir les forces qui existent à l’UQAR et qui sont reconnues dans le domaine de la faune sauvage, que ce soit terrestre, aquatique d’eau douce et marine, avec celles de la faculté de médecine vétérinaire. On pourra explorer des champs de recherche qui sont nécessaires et utiles au Québec. »

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR

Il mentionne, entre autres, des études sur la santé des bélugas et sur la sécurité alimentaire, qui pourront impliquer autant des biologistes, des chimistes et des vétérinaires.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média

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