Le Flexipreneuriat : quand passion devient profession

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Un nouveau concept vient s’ajouter à notre dictionnaire du monde des affaires : le flexipreneuriat. Parce qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’être entrepreneur et d’avoir sa propre entreprise, le flexipreneuriat invite à devenir entrepreneur à sa manière. Une idée mise de l’avant par la SADC Shawinigan qui nous pousse à réfléchir sur l’avenir du 9 à 5 traditionnel.

On pense entre autres, par exemple, à ces nombreuses femmes inspirantes qui ont développé une passion qui, au fil du temps, est devenue une entreprise. D’ailleurs, on retrouve une grande proportion d’entrepreneurs émergents hybrides chez les jeunes de 18 à 34 ans (90,8 %). On ne parle pas ici de consacrer 100% de son temps à sa nouvelle profession, mais plutôt d’allier toutes ses forces afin d’établir sa propre carrière, son horaire, sa vision des choses dans le temps, tout en demeurant de pair avec ses autres activités personnelles et professionnelles.

Chaque entrepreneur a une réalité qui lui est propre et le flexipreneuriat inspire à se partir en affaire sans devoir sacrifier les autres sphères de sa vie personnelle ou professionnelle.

 

 

C’est exactement ce qu’a fait Stéphanie Bergot, femme multidisciplinaire, fonceuse, maman de 3 enfants, qui refuse de se conformer aux normes sociales. Elle a débuté dans le monde des affaires en démarrant une entreprise d’événementiel, puis en gestion de projet. Voici son histoire:

Être soi-même et faire ce que l’on aime sont les deux grandes clés de la réussite, selon Stéphanie Bergot. La femme d’affaires de 38 ans ne cache pas son profil atypique. Curieuse de nature, elle se définit comme quelqu’un qui touche à tout et qui se nourrit de plusieurs disciplines. « Je suis celle qu’on ne peut pas entrer dans une case », souligne-t-elle. Et c’est parfait ainsi. Électron libre, elle refuse de se conformer, non pas par obstination, mais bien par conviction.

L’entrepreneure montréalaise a développé son entreprise de coaching en neurosciences appliquées appelée Catalyseur de potentiel en plus d’être directrice de la stratégie d’entrepreneuriat féminine à l’École des entrepreneurs du Québec, de s’impliquer à l’hôpital Sainte-Justice et d’être mère de trois enfants.

Ses enfants font l’école à la maison, leur père s’occupe des enseignements; une décision qui a soulevé de nombreuses interrogations chez ses proches, sans pour autant influencer son jugement. Stéphanie fonce sans se fier aux normes dictées par la société. Elle considère qu’il est possible de réussir en étant elle-même, sans se soumettre aux attentes des autres. « C’est lorsqu’on se connaît et qu’on se respecte qu’on devient la meilleure version de soi-même ».

Stéphanie a donné naissance à son premier enfant à 22 ans, a poursuivi ses études à l’UQAM en animation et recherche culturelle, puis elle s’est lancée en affaires en démarrant une entreprise d’événementiel. Elle jongle par la suite avec des contrats, différents emplois, par exemple en restauration, et un DESS au HEC en gestion des organismes culturels. La maîtrise l’appelle finalement, une maîtrise en management des entreprises culturelles au HEC, alors que son deuxième enfant vient au monde, et qu’elle continue de faire rouler sa compagnie.

Sa soif de découvrir de nouveaux univers la mène à se consacrer à la gestion de projet, où elle découvre une passion pour l’accompagnement des entrepreneurs.

En avril 2018 naît finalement Catalyseur de potentiel, son entreprise de coaching. Pour y parvenir, Stéphanie s’est dotée d’une formation en neurosciences appliquées, où elle apprend les mécanismes du cerveau qui permettent l’atteinte des objectifs. « J’ai longtemps pensé que les études amenaient la légitimité nécessaire pour être une femme entrepreneure, se désole-t-elle. Comme si le fait d’être plus formée donne l’impression d’être assez bonne. » Avec le recul, la femme d’affaires constate que sa flexibilité, sa curiosité, sa multidisciplinarité et ses idées dites en marge étaient convenables pour atteindre ses objectifs et se tailler une place dans le milieu.

« Faire des ponts » constitue sa grande spécialité. Créer des relations est son super-pouvoir, sa passion. Elle en vient à la conclusion que pour être soi-même, il suffit de faire ce qu’on aime.  Chaque projet dans lequel elle s’investit lui permet de combler une facette de sa personnalité.  « C’est ce qui nous permet de rester pétillants à la fin de la journée quand on rentre à la maison. » 

L’entrepreneure considère que tout projet réussi doit débuter par le questionnement : que ferais-tu 24/7? La réponse issue de ce questionnement suffit pour se lancer, croit Stéphanie. Inutile de réfléchir trop longuement à un projet, ou de s’égarer à chercher trop loin. Il faut se détacher de l’idée que ce que l’on aime faire ne peut pas servir. Il y a de la place pour chaque passion, chaque passe-temps dans l’espace entrepreneurial, il s’agit tout simplement de croire que c’est possible. « Si tu te passionnes pour les plantes, lance-toi dans l’horticulture, si tu pratiques le ski de fond, apprends aux autres à en faire, si tu adores dessiner des chevaux, dessine des chevaux! »

Stéphanie a trouvé son étincelle dans la création de ponts entre les gens. Avec toutes ses implications, difficile de penser qu’elle a du temps pour toutes autres occupations. Elle se considère comme le prototype de la femme occupée avec ses trois enfants, son emploi à l’École des entrepreneurs du Québec, son entreprise et son implication à la Fondation de l’hôpital Sainte-Justine. Stéphanie affirme cependant ne pas croire en la conciliation travail-famille. Selon elle, il s’agit d’un concept utopique qui n’existe pas. Elle préfère utiliser le terme « intégration ». « Si mon enfant est malade et que je dois l’amener chez le pédiatre, nécessairement je ne peux pas travailler, donc on ne parle pas de conciliation. Je dois intégrer le rendez-vous dans mon horaire, puisque le médecin ne va pas attendre à 17 h que ma journée soit terminée avant de voir mon enfant. »

 

Pour l’entrepreneure, chaque sphère de sa vie a une place et elle construit tout le reste autour en fonction de qui elle est et de ce qu’elle aime.

Vous voudriez vous aussi lancer votre propre entreprise? L’École des entrepreneurs du Québec est là pour vous soutenir et vous aider à faire de votre passion une profession. Et parce qu’il n’y a pas qu’un style d’entrepreneur, vous saurez ainsi trouver la voie vers votre mode de Flexipreneuriat.