2e vague : Le pire est à venir au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Christian Dubé et Andrée Laforest, ministres, santé, région, Saguenay-Lac-Saint-Jean

Avec une centaine de nouveaux cas par jour, le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'est pas encore dans le pire de la deuxième vague de coronavirus. Le ministre de la Santé, Christian Dubé est de passage aujourd'hui dans la région pour demander à la population de redoubler d'efforts.

La pression est présentement trop grande sur le milieu de la santé qui n'arrive pas à contrôler les éclosions des hôpitaux d'Alma (119 cas) et de Chicoutimi (111 cas). La situation est toujours très préoccupante au CHSLD Isidore-Gauthier d'Alma qui compte 70 cas et celui de Jacques-Cartier où 82 usagers et employés sont atteints de la COVID-19.

Le ministre Dubé ajoute que des rencontres se tiennent dans les établissements du CIUSSS pour revoir les meilleures pratiques en temps de pandémie. Les directions locales remarquent que les employés fatigués montrent des signes de relâchement des mesures lors des pauses ou de l'heure du lunch.

Au cours de son point de presse, Christian Dubé a tout de même répété à quelques reprises qu'il fait confiance aux gens de la région pour rebondir. Il demande à tous de réduire leurs contacts quotidiens.

« L'essentiel des gens le fait très bien, mais ce n'est pas là l'enjeu. C'est souvent la règle du 20 % des gens qui causent 80 % du problème. »

Des cas dans plus de 40 écoles

Plus d'une quarantaine d'écoles de la région sont maintenant aux prises avec une éclosion de COVID-19 et trois établissements sont fermés jusqu'au 22 novembre. Une situation qui inquiète les enseignants et les parents.

Après l'école primaire Marguerite-Belley de Jonquière, la décision a été prise de fermer l'École secondaire Charles-Gravel à Chicoutimi-Nord ainsi que l'école primaire Notre-Dame-du-Rosaire, située dans le même secteur. Il y a respectivement 27 et 14 cas dans ces établissements, selon les chiffres du CIUSSS.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé demeure tout de même ferme, les écoles resteront ouvertes, malgré la contagion communautaire. À son avis, les gens doivent continuer à travailler et les enfants ont le droit d'aller à l'école, mais en dehors de ces deux activités, il faut limiter les contacts.

« Je pense qu'on a trouvé l'équilibre difficile de ce qui devait rester ouvert pour conserver une certaine normalité. Alors il y a de la contagion communautaire, mais là, il faut en enlever une partie parce qu'il y en a trop et ça rentre dans nos milieux vulnérables. »

 

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