Chute-des-Passes: 40% du brasier est maîtrisé

Chute-des-Passes

La situation s'est grandement améliorée au cours des derniers jours à Chute-des-Passes au Lac-Saint-Jean où un feu de forêt sévit depuis maintenant près de 2 semaines.

La pluie a évidemment aidé à combattre le brasier qui couvre actuellement 60 000 hectares. Près de 40% du brasier est maîtrisé nous dit la porte-parole de la SOPFEU, Josée Poitras.

« Le feu a été très calme au cours de la fin de semaine, la météo a été au rendez-vous. On a pu travailler pour atteindre la maîtrise, mais on garde toujours à l'oeil parce qu'on annonce une température chaude, il pourrait y avoir des petites flambées à l'intérieur du périmètre. »

270 personnes sont à pied d'oeuvre pour combattre l'incendie. Certains arrosent et d'autres continuent de creuser la tranchée de 200 kilomètres.

Pas d'inquiétudes pour les assurances

Plusieurs propriétaires de chalets se demandent si leur bien a été emporté par le feu à Chute-des-Passes. Certains s'inquiètent de savoir si leur assureur les dédommagera surtout s'ils n'ont pas de photos de leurs biens.

La directrice des communications chez Industrielle Alliance auto et habitation Stéphanie Béland se fait rassurante.

« Ils vont y aller avec des grandeurs et tout ça, mais ça va vraiment être des discussions qu'ils vont avoir avec leur assureur à ce moment-là. Ça va être du cas par cas en fonction du contrat de base les gens n'ont pas à s'inquiéter. »

L'entreprise se dit prête à répondre à sa clientèle dans les délais les plus courts possible.

Régénération naturelle difficile sans l'humain

Lorsque le feu à Chute-des-Passes sera éteint, il faudra l'intervention humaine pour aider la forêt à se régénérer. C'est que dans ce secteur, il y a eu des coupes forestières assez importantes dans les 30 dernières années.

Les arbres replantés, essentiellement des épinettes noires étaient trop jeunes pour avoir produit des graines qui tombent habituellement dans les semaines suivant la fin de l'incendie. Par contre, les feuillus reviendront très rapidement d'eux-mêmes.

La situation sera suivie de près au cours des 3 prochaines années nous explique Yan Boucher qui est chercheur scientifique à la direction de la recherche forestière du gouvernement du Québec.

« Dans la plupart des cas ce qu'on va faire, c'est qu'on va préparer le terrain pour la mise en terre de plants forestiers d'épinette noire principalement également de pin gris ce qui va nous permettre d'obtenir une forêt dense dans quelques dizaines d'années. »

Il faut en moyenne 80 ans pour avoir une forêt mature dans notre région et 150 ans pour revoir des sapins baumiers, une espèce qui ne revient pas facilement après feu.

Avec la collaboration de la journaliste Sabrina Malaison

 

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