Commission scolaire des Rives-du-Saguenay: le Tribunal donne raison à Chantale Cyr

Chantale Cyr

Le Tribunal administratif du travail conclut que le congédiement de l'ex-directrice générale de la commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, était illégal. Le juge Guy Roy reconnaît aussi que l'ex-directrice générale a subi du harcèlement psychologique de la part de la présidente Liz Gagné.

Il est particulièrement dur à son endroit, mentionnant qu'elle a tout fait pour avoir la tête de Chantale Cyr et qu'elle a nourri le climat malsain qui règnait à la commission scolaire.

«Elle (Liz Gagné) a délibérément laissé persister le climat malsain, s'il existait, ou pire encore, elle l'a laissé s'envenimer». - Extrait du jugement

Le juge blâme aussi les membres du Conseil des commissaires pour avoir endossé la façon de faire de Liz Gagné.

«Par aveuglement volontaire ou par incurie, ils n'ont pas assumé leurs responsabilités d'Employeur en agissant comme ils l'ont fait». - Extrait du jugement

Le Tribunal conclut également qu'il n'y a aucune preuve concrète que des cadres ont subi des représailles de la part de Chantale Cyr. Le juge mentionne que leurs témoignages se ressemblaient tous, comme s'ils avaient répété ensemble, «telle une chorale», dit-il.

Une victoire sur toute la ligne pour l'avocat de Chantale Cyr, Me Eric Le Bel qui demandera la réintégration de sa cliente à son emploi. : 

 

« Ma cliente avant que Liz Gagné fasse son travail de salissage, bien elle était bien, faisait bien son travail et elle était appréciée par ses pairs. Nous ce qu'on demande c'est que madame Gagné quitte. Comment la présidente peut avoir quelque légitimité que ce soit après ce jugement ? C'est impensable. Je vous dirais même plus, si elle reste, nous allons demander au ministre de l'Éducation de mettre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay sous tutelle. »

 

Congédiement

Chantale Cyr a été congédiée pendant son arrêt maladie au printemps 2018. La CNESST avait alors accepté sa demande d'indemnisation. L'employeur a contesté cette décision à plusieurs reprises, allant jusqu'à s'adresser au Tribunal administratif du travail.