Coronavirus : pénurie de masques au Saguenay-Lac-St-Jean

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La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'échappe pas à la pénurie de masques chirurgicaux. Le craintes liées au coronavirus expliquent cette pénurie. 

Notre journaliste a effectué des appels dans dix pharmacies aujourd'hui à Alma, Roberval, Saint-Félicien, Dolbeau-Mistassini et Saguenay. Huit des 10 pharmacies jointes nous disaient être en rupture de stock. Impossible d'en commander car les fournisseurs aussi sont en rupture de stock.

Pierre-Marc Gervais est directeur opération pharmacie à l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires:

«Même les grossistes qui approvisionnenent les pharmacies sont en rupture d'approvisionnement. Ceux (les grossistes) qui leur restent des masques, les stocks sont en allocation. Donc ils réservent selon les achats passés et dans certains cas, ce sera réservé en priorité pour les centres hospitaliers.»

 

Le masque n'est pas une mesure de protection efficace 

Selon monsieur Gervais, les clients qui se sont procurés des masques dans les dernières semaines étaient clairs, ils voulaient se protéger du coronavirus:

«C'est ce virus là qui fait très peur aux gens, le coronavirus. Par contre faut savoir que c'est un virus qui n'est pas encore présent au Québec donc le risque de le contracter est extrêmement faible pour l'instant. Donc c'est des précautions qui sont un peu inutiles pour monsieur et madame tout le monde.» 

Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda précisait que le port du masque ne constitue pas une mesure de protection efficace, même dans un contexte d'épidémie. Au contraire, une personne portant le masque durant plusieurs heures peut accumuler des sécrétions sur elles, ce qui peut nuire à sa santé. Les masques sont davantage indiqués dans le milieu de la santé, alors que des protocoles sont en place pour le personnel qui prodigue des soins. Le risque qu'un voyageur importe le virus ici est jugé faible, tout comme le risque de transmission de la maladie advenant un éventuel cas positif, selon le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.