COVID-19 : malaise entourant les positions d'une candidate à la mairie d'Hébertville-Station

Crayon sur un bulletin de vote

La candidature de Valérie Villeneuve à la mairie d'Hébertville-Station cause un malaise au sein du conseil de ville de la municipalité. Des personnes à qui nous avons parlé laissent entendre que celle qui est présentement conseillère municipale ne serait pas vaccinée contre la COVID-19.

Lorsque nous lui avons parlé, Valérie Villeneuve a refusé de confirmer si elle est vaccinée ou non, ajoutant qu'il s'agit d'informations personnelles qui ne sont pas d'intérêt public.

Elle reconnaît tout de même avoir questionné les mesures sanitaires dès le début de la pandémie aux séances du conseil de ville, mais affirme qu'elle se plie aux règles, comme le port du masque.

De plus, un membre du conseil de ville nous avoue être embarrassé par sa mise en candidature, croyant qu'on ne peut pas aspirer au rôle de maire en agissant ainsi et en ne montrant pas l'exemple.

Selon le Directeur général des élections, la vaccination n'est pas obligatoire pour les candidats, puisque celle-ci n'est pas encadrée par la Loi sur les élections. Le candidat doit toutefois se soumettre à toutes les mesures sanitaires en place et ne peut pas se présenter dans des lieux où le passeport vaccinal est exigé.

Oui, c’est d’intérêt public

La position d'un candidat sur les mesures sanitaires est d'intérêt public, souligne la professeure de l'UQAM spécialisée en éthique des élus municipaux, Danielle Pilette. Elle ajoute que ce sera aux électeurs de choisir le 7 novembre.

«L'électeur fera le choix à savoir est-ce qu'il préfère un élu qui est vacciné ou qui ne l'est pas ? Est-ce que la compétence par rapport aux services municipaux est plus importante que l'attitude par rapport à la santé publique?»

Si un candidat non vacciné est élu dans une municipalité du Québec, il pourra participer aux différentes activités qui ne nécessitent pas de passeport vaccinal, ajoute madame Pilette.

«Ça peut être des rencontres en partie virtuelles pour les élus non vaccinés. Il y a des avenues qui s'offrent en autant que ces élus ne soient pas en contact avec des gens à risques, comme les enfants non vaccinés.»

La professeure indique toutefois qu'un projet de loi sur la responsabilité des élus en matière d'éthique et de déontologie est à l'étude et qu'il comportera des règles plus strictes sur les prises de position des élus. Il devrait être adopté cet automne.

Écoutez l'entrevue que Danielle Pilette a donné à notre journaliste Carolyne Labrie.

Avec la collaboration de Carolyne Labrie

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