Des syndiqués de Rio Tinto à Alma écoutés à leur insu

Ordinateur (iStock.com BrianAJackson)

Des centaines de syndiqués de Rio Tinto à Alma auraient été mis sous écoute à leur insu pendant une assemblée syndicale à l'automne 2015. Le locateur de la salle a découvert un micro électronique sous une table et l'a remis au syndicat, qui a ensuite porté plainte à la Sûreté du Québec.

Une tierce partie aurait engagé une agence de sécurité et d'enquête de Québec pour placer le dispositif, mais aucune accusation n'a été portée par le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget, même si c'est illégal.

C'est pourquoi l'avocat Me Jean-Marc Fradette, qui représente le syndicat, a demandé au procureur-chef Daniel Bélanger une révision de la décision rendue en 2019.

«Qui a donné l'ordre? On ne prétend pas que c'est Rio Tinto, on essaie de savoir si c'est quelqu'un de Rio Tinto, ce n'est pas pareil. On demande à Rio Tinto de faire une enquête interne parce qu'ils étaient les seuls à pouvoir profiter du crime donc on a de sérieuses interrogations, sans accuser personne.»

Me Fradette ajoute que d'ex-policiers de la Sûreté du Québec seraient possiblement liés aux événements. C'est pourquoi c'est un corps de police de la Mauricie qui s'est chargé de l'enquête.

Le Quotidien précise que lors de cette assemblée il y a 5 ans, le syndicat était en négociations et a traité de sujets importants comme les fonds de pension.

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