Fusion municipale : La Ville de Saguenay 20 ans plus tard

SAguenay

Vingt ans après la fusion des villes, le professeur en économie régionale Marc-Urbain Proulx croit que Saguenay a somme toute réussi au niveau de la gestion de ses services municipaux. Sa réussite est cependant beaucoup moins probante d'un point de vue économique et comme leader régional.

Marc-Urbain Proulx tient d'abord à préciser qu'aucune étude fondée sur des chiffres n'a été produite depuis 20 ans sur la fusion de Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Laterrière, Shipshaw, Lac-Kénogami et Canton-Tremblay.

Le professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi croit tout de même que des économies ont été faites en regroupant les services et la gestion des anciennes municipalités.

La Ville de Saguenay n'est toutefois pas devenue le leader espéré au niveau régional. Selon M. Proulx, la métropole régionale devrait assumer son rôle de mobilisateur et de planificateur. Il cite en exemple la Ville de Sherbrooke qui réunit chaque mois autour d'une table de concertation les décideurs de différents secteurs d'activités.

Il ajoute que plusieurs organisations travaillent au développement régional, comme Promotion Saguenay ou la Société de la Vallée de l'aluminium, mais elles le font en vase clos.

Marc-Urbain Proulx a plusieurs propositions pour une planification globale. Il suggère, entre autres, de mieux protéger le marché régional et de s'imposer comme métropole du Nord. Il suggère également de développer davantage le secteur tertiaire.

« Le tertiaire supérieur c'est la culture, le génie et conseil, l'architecture, la recherche et développement, les technologies supérieures, etc. Le secteur supérieur c'est le nerf de la guerre de la nouvelle économie qui sera très peu dans le manufacturier et dans l'industrialisation. Bien sûr il ne faut pas laisser tomber ça, mais les retombées qu'on y voit depuis 40 ans versus l'effort sont très limitées. »

Sous un autre angle, ce qui aura assurément marqué la fusion de Saguenay c'est son nom ! En 2002, le référendum a été serré avec 52,5 % des voix pour Saguenay contre 47,5% pour Chicoutimi. Il n'a toutefois jamais fait l'unanimité et 15 ans plus tard, un groupe de citoyens engagés demandait au conseil municipal de créer une commission indépendante pour revenir sur le choix de cette appellation.

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