Sans relève, une dentiste pourrait devoir fermer temporairement

chaise dentiste (2)

Une dentiste de Dolbeau-Mistassini pourrait devoir fermer sa clinique pendant son congé maternité faute de relève. 

Docteure Marie-Christine Chabot est à la recherche d'un associé depuis 2016 mais toutes ses démarches ont été vaines. Elle a même investi dans de nouvelles infrastructures en 2017 pour être plus attrayantes et malgré tout, elle ne reçoit que peu ou pas de candidatures :

 

« On a soumis nos candidatures dans les universités. On est inscrit depuis 2 ans dans une firme de recrutement privée spécialisée dans le domaine dentaire et on a peu ou pas de candidat qui ont soumis leur candidature. On publie sur les sites de recherches, les médias sociaux, dans le journal de l'Association des dentistes du Québec. J'ai fait des rencontres avec des Français pour faire un parrainage et leur offrir des stages. »

 

Enceinte de jumeaux, la jeune dentiste devra cesser ses activités pendant 4 à 6 mois. Elle se désole de devoir laisser sa clientèle sans service et de voir ses six employés se retrouver au chômage:

 

« On pense également à tous les impacts que ça a sur notre clientèle. Aussi on est une petite famille, on a à coeur le niveau de vie de nos employés et il n'y a personne qui  veut se retrouver sur le chômage.»

 

Docteure Chabot avoue qu'elle n'est pas seule dans cette situation car le recrutement de dentistes est difficile dans plusieurs régions. En plus, il n'y a aucun incitatif pour les municipalités du Lac-St-Jean car elles ne sont pas considérées comme une région éloignée comme c'est le cas pour l'Abitibi et le Nord-du-Québec par exemple.